Overblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
les disparus de Morisel en 1944
Articles récents
Lire la suite
Publicité

Le Service Historique de la Défense et l'affaire TETAZ

10 Mai 2026 , Rédigé par Christian Bochet

Le Service Historique de la Défense et l'affaire TETAZ

Le Service Historique de la Défense, ou SHD, est l’institution française chargée de conserver et de valoriser les archives militaires. Parmi ses différents centres, celui de Caen occupe une place tout à fait particulière. Il a été créé pour répondre à un besoin essentiel : préserver et rendre accessibles les archives des victimes des conflits contemporains, depuis la Première Guerre mondiale jusqu’à nos jours.

Pour comprendre la création du centre de Caen, il faut remonter à 1916. En pleine Première Guerre mondiale, l’État français met en place le Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains, appelé BAVCC. Sa mission est alors de gérer les dossiers individuels des soldats morts, disparus, blessés ou prisonniers. Au fil du temps, ce bureau s’élargit aux victimes civiles, aux déportés, aux internés et aux prisonniers de la Seconde Guerre mondiale. Ces archives deviennent un outil indispensable pour les familles, pour les ayants droit et pour l’administration.

À partir de 1999, le BAVCC est rattaché au ministère de la Défense, puis intégré au Service Historique de la Défense lors de sa création en 2005. C’est dans ce contexte qu’est décidé l’établissement d’un centre spécialisé à Caen. Le choix de cette ville n’est pas anodin : Caen est un lieu symbolique de la Seconde Guerre mondiale, proche des plages du Débarquement, et dispose d’infrastructures adaptées pour accueillir des archives volumineuses et sensibles.

Le SHD de Caen a pour mission principale de conserver les dossiers individuels des victimes de guerre. Ces dossiers concernent aussi bien les militaires que les civils, et couvrent l’ensemble des conflits du XXᵉ siècle et du début du XXIᵉ siècle. On y trouve les dossiers des morts pour la France, des déportés, des prisonniers, des disparus, mais aussi des blessés et des invalides. Ces archives proviennent de la métropole, de l’outre‑mer et des anciennes colonies, ce qui en fait un fonds exceptionnel par son ampleur et sa diversité.

Le centre de Caen joue également un rôle essentiel dans l’accès à ces archives. Il accueille les familles qui souhaitent retracer le parcours d’un ancêtre, les chercheurs et historiens qui travaillent sur les conflits contemporains, ainsi que les administrations chargées des droits des anciens combattants. Une partie des archives est progressivement numérisée, ce qui facilite encore davantage leur consultation.

Au‑delà de la conservation, le SHD de Caen contribue activement à la mémoire nationale. Il permet de documenter les conflits, de reconnaître les victimes et de soutenir les démarches mémorielles. Il participe ainsi à la transmission de l’histoire militaire et à la compréhension des événements qui ont marqué le XXᵉ siècle.

En conclusion, le Service Historique de la Défense à Caen a été créé pour centraliser, préserver et rendre accessibles les archives des victimes de guerre. Il constitue un outil essentiel pour les familles, pour les chercheurs et pour la société dans son ensemble. Par son rôle mémoriel et documentaire, il contribue à honorer les victimes et à transmettre l’histoire des conflits contemporains aux générations futures.

Les documents du SHD valent preuve ?

Parce qu’ils répondent à trois critères légaux :

1. Authenticité

Ils sont produits par l’administration militaire ou par des autorités publiques.

2. Intégrité

Ils sont conservés selon les normes archivistiques françaises (Code du patrimoine).

3. Traçabilité

Chaque document est inventorié, daté, classé et conservé dans un cadre réglementaire.

👉 En droit français, une archive publique fait foi jusqu’à preuve du contraire.

Alors une question très simple :

🙈    pourquoi les services de la Préfecture de la Somme et les anciens combattants constestent-ils de manière récurrente et à chacune de mes demandes multiples les résultats de la SHD de Caen ?

Ce n'est pas une énigme c'est simplement l'enfermement de ces fonctionnaires dans une routine négative sans aucune ouverture d'esprit sur la réalité des choses et peut-être le refus d'un investissement de recherches et un manque notoire de curiosité et d'objectivité.

Lire la suite

Courrier ministère des Armées et Commission départemantale de la Mémoire

23 Avril 2026 , Rédigé par Christian Bochet

Commission départementale de la Mémoire

Préfecture de la Somme

51, rue de la République

80020 Amiens Cedex 9

 

N/Réf. :

V/Réf. :

Moreuil, 23/04/26

 

Objet : Demande d’avis et d’accompagnement pour un hommage mémoriel à Émile Georges TETAZ (1920–1944)

Madame, Monsieur,

Émile Georges TETAZ, né le 30 janvier 1920 à Verrey-sous-Salmaise (Côte d’Or) et domicilié à Morisel (Somme), garde voie, disparu entre le 23 et le 31 août 1944 après avoir été extrait de la prison d’Amiens par les autorités allemandes et transféré à la Citadelle d’Amiens. Sa disparition s’inscrit dans le contexte des exécutions sommaires commises par les forces d’occupation dans les fossés de la Citadelle et au Bois de Gentelles.

La commune de Morisel est favorable à un hommage mémoriel, comme l’indique son courrier du 22 avril 2026, mais attend un cadrage préfectoral. La Préfecture et l’ONaCVG ont répondu uniquement sur la question du statut « Mort pour la France », qui n’est pas demandé.

Le présent dossier vise à : – établir les faits historiques, – rappeler le cadre mémoriel applicable, – proposer des formes d’hommage, – solliciter l’avis des autorités compétentes (Mission Mémoire, Commission départementale de la Mémoire).

2. Identité de la victime

Émile Georges TETAZ Né le 30 janvier 1920 à Verrey-sous-Salmaise (Côte d’Or) Résidence : Morisel (Somme) Profession : garde voie Dossier SHD : AC 21 P 273757

3. Chronologie détaillée

26 février 1944 — Arrestation

– Arrêté par la gendarmerie de Moreuil pour un délit de droit commun. – Écroué à la prison d’Amiens (route d’Albert). – Relève de la justice française, non de l’autorité allemande.

26 février – 29 juillet 1944 — Détention préventive

– Maintenu à la prison d’Amiens en attente de jugement. – Registres confirmant sa présence continue.

29 juillet 1944 — Condamnation

– Jugé par le Tribunal correctionnel d’Amiens. – Peine : 15 ans de travaux forcés + 20 ans d’interdiction de séjour. – Aucun transfert vers une centrale en raison du chaos de l’été 1944.

29 juillet – 22 août 1944 — Maintien en détention

– Les Allemands commencent à intervenir dans les prisons pour les vider avant la Libération.

22 août 1944 — Extraction par les Allemands

– Sorti de la prison d’Amiens. – Remis à la Feldgendarmerie.

23 août 1944 — Transfert à la Citadelle d’Amiens

– Lieu utilisé pour interrogatoires, détentions secrètes, exécutions. – Aucune trace de sortie.

23–31 août 1944 — Disparition

– Exécutions attestées : • fossés de la Citadelle, • Bois de Gentelles (19 identifiés + 3 inconnus). – Émile TETAZ disparaît dans cet intervalle. – Son frère Yves Henri TETAZ disparaît également.

31 août 1944 — Date légale de décès

Fixée par jugement déclaratif (1959).

4. Analyse historique

La Citadelle d’Amiens en août 1944

– Centre d’interrogatoire allemand. – Lieu d’exécutions sommaires dans les fossés. – Plusieurs disparitions civiles documentées.

Le Bois de Gentelles

– Exécutions massives les 29–30 août 1944. – 19 victimes identifiées, 3 non identifiées. – Hypothèse plausible pour Émile TETAZ.

Pratique allemande de “vidage” des prisons

– Extraction de détenus avant la Libération. – Exécutions sans jugement. – Disparitions civiles fréquentes dans la Somme.

5. Analyse juridique

Dignité humaine (principe fondamental)

La mémoire des victimes civiles relève du respect dû aux personnes.

Vérité historique

La disparition d’Émile TETAZ est directement liée aux événements de guerre.Mémoire nationale

Les communes peuvent honorer les victimes civiles sans condition statutaire.

Non-discrimination

Un hommage ne peut dépendre : – ni d’un statut pénal antérieur, – ni d’une reconnaissance « Mort pour la France ».

6. Analyse morale et civique

  • Les victimes civiles de 1944 doivent être reconnues. – L’absence d’hommage entretient l’effacement imposé par l’occupant. – La commune est favorable : il s’agit d’un simple besoin d’accompagnement administratif.

Option A — Mention sur le monument aux morts

« Émile Georges TETAZ – Victime civile de 1944 »

Option B — Plaque commémorative

À la mairie ou au monument.

Option C — Mention lors des cérémonies du 8 mai

8. Position de la commune de Morisel

Courrier du 22 avril 2026 :

« La commune ne voit pas d’inconvénient à cette reconnaissance. Nous attendions le retour de M. le Préfet. »

La commune est donc favorable.

9. Démarches déjà effectuées

  • ONaCVG : réponse hors sujet (statut « Mort pour la France »). – Préfecture : même réponse. – Mairie : favorable, en attente d’un cadrage.

Ma démarche ne concerne pas une reconnaissance statutaire, mais exclusivement la mise en place d’un hommage mémoriel local, sous la forme d’une mention sur le monument aux morts ou d’une plaque commémorative.

Aussi, je sollicite respectueusement votre avis et, le cas échéant, votre accompagnement afin de permettre à la commune de Morisel de procéder à cet hommage dans un cadre conforme aux pratiques mémorielles nationales.

Je reste naturellement à votre disposition pour tout renseignement complémentaire ou tout document utile.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.


 

Lire la suite

Courriel adressé à Monsieur François-Xavier Bellamy député européen

21 Mars 2026 , Rédigé par Christian Bochet

La famille TETAZ vous demande un grand service

Christian BOCHET <chris.bochet@gmail.com>
15:37 (il y a 0 minute)
 
 
 
 
À François-Xavier.Bellamy
 

Objet : Demande d’intervention concernant le refus d’un hommage mémoriel à deux victimes civiles de 1944

Monsieur le Député européen François-Xavier Bellamy,

Je me permets de solliciter votre attention au sujet d’une situation qui soulève des questions essentielles relatives au respect de la dignité humaine, à la mémoire des victimes de crimes commis durant l’Occupation, et aux valeurs fondamentales portées par l’Union européenne.

Deux jeunes adultes, âgés de 24 et 20 ans, ont été vraisemblablement exécutés en 1944 par les forces d’occupation et font partie des disparus  non identifiés du Bois de Gentelles ou de la Citadelle d'Amiens . Leur disparition s’inscrit dans le contexte de la répression exercée contre les populations civiles. Malgré la réalité historique établie et documentée, une autorité locale refuse aujourd’hui d’accorder un hommage mémoriel à ces deux victimes.

Ce refus ne constitue pas seulement une décision administrative : il porte atteinte à la reconnaissance due à des personnes victimes d’une violence illégitime, et il fragilise le devoir de mémoire auquel nos sociétés démocratiques sont moralement et politiquement attachées. Il soulève également des interrogations quant au respect des principes inscrits dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, notamment la dignité humaine, le droit à la vérité historique et la protection contre toute forme de négation ou de minimisation des crimes commis durant les périodes totalitaires.

Dans ce contexte, je sollicite votre intervention afin que cette situation puisse être examinée au niveau européen, soit par une prise de position publique, soit par une saisine de la commission compétente du Parlement européen. Une telle démarche contribuerait à rappeler l’importance de la mémoire des victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale et à garantir que les valeurs fondatrices de l’Union européenne demeurent pleinement respectées.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette demande et reste à votre disposition pour tout élément complémentaire.

Veuillez agréer, Monsieur le Député européen François-Xavier Bellamy, l’expression de ma considération distinguée.

 

Christian BOCHET

3 rue du 8 Août 1918

80110 Moreuil

chris.bochet@gmail.com

 

 

📚 2. Argumentaire moral et juridique (clair, structuré, utilisable en annexe)

🕯️ I. Dimension morale : la dignité des victimes

• Les deux personnes concernées ont été vraisemblablement exécutées par une puissance occupante en Août 1944 et portées disparues.

• Leur mort constitue une injustice historique manifeste.

• Refuser un hommage revient à prolonger symboliquement l’effacement imposé par leurs bourreaux.

• La mémoire des victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale est un devoir moral partagé par toutes les démocraties européennes.

⚖️ II. Dimension juridique : les principes européens en jeu

1. Dignité humaine (article 1 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE)

Toute personne, vivante ou décédée, doit être traitée avec respect.

La mémoire des victimes de crimes de guerre relève de cette dignité.

2. Droit à la vérité historique

L’Union européenne a rappelé à plusieurs reprises l’importance de la vérité historique concernant les crimes nazis et totalitaires.

Un refus d’hommage peut être interprété comme une minimisation ou une invisibilisation de ces crimes.

3. Lutte contre la négation ou la banalisation des crimes de guerre

Le cadre européen condamne toute forme de révisionnisme ou de relativisation.

Ne pas reconnaître des victimes identifiées peut être perçu comme une forme de déni mémoriel.

4. Non discrimination

Si le refus d’hommage repose sur des considérations liées à l’origine, au milieu social, ou à l’engagement supposé des victimes, cela peut constituer une atteinte au principe d’égalité.

🏛️ III. Dimension politique : les valeurs fondatrices de l’Union européenne

• L’UE s’est construite sur la condamnation des crimes nazis et la protection des victimes.

• La mémoire des violences de l’Occupation fait partie du socle moral européen.

• Un refus d’hommage local peut entrer en contradiction avec les engagements européens en matière de mémoire, de transmission et de prévention des dérives extrémistes.

🧭 IV. Conclusion

Le refus d’un hommage mémoriel à deux jeunes victimes civiles de 1944 n’est pas un simple choix local :

➡️ il touche à la dignité humaine,

➡️ à la vérité historique,

➡️ et aux valeurs fondamentales de l’Union européenne.

Une intervention européenne est donc moralement légitime et politiquement fondée.

 

Un refus d’hommage peut être interprété comme une minimisation ou une invisibilisation de ces crimes.

3. Lutte contre la négation ou la banalisation des crimes de guerre

Le cadre européen condamne toute forme de révisionnisme ou de relativisation.

Ne pas reconnaître des victimes identifiées peut être perçu comme une forme de déni mémoriel.

 

Lire la suite
Publicité

Peut-on moralement refuser un hommage mémoriel à deux personnes disparues en 1944, âgées respectivement de 24 et 20 ans, victimes de la répression des occupants.

21 Mars 2026 , Rédigé par Christian Bochet

C’est une question lourde, délicate, et profondément humaine. Et tu fais bien de la poser ainsi, sur le terrain moral, parce que c’est là que tout se joue : pas dans le droit, pas dans la procédure, mais dans ce que nous devons — ou ne devons pas — aux morts, et à la communauté des vivants.
Voici une analyse structurée, pour t’aider à clarifier ce qui est en jeu.

🕯️ 1. Refuser un hommage : est‑ce moralement possible ?
Oui, c’est possible, mais seulement dans des cas très précis.
Et surtout : ce n’est jamais moralement neutre.
Un hommage mémoriel n’est pas une récompense.
C’est un acte de reconnaissance collective envers des personnes qui ont subi une injustice extrême — ici, la répression d’occupants en 1944, à 24 et 20 ans.
Refuser un hommage, c’est donc poser un acte qui doit être justifié par des raisons supérieures, pas par des préférences, des querelles locales ou des considérations administratives.

⚖️ 2. Quels seraient les motifs moralement recevables pour refuser ?
Ils sont rares, mais ils existent :
✔️ 1. Si les faits historiques sont incertains ou contestés
Par exemple :
•     si l’on découvre que les personnes n’étaient pas victimes mais complices d’actes graves (ce qui n’est pas ton cas),
•     si les archives contredisent la version mémorielle.
✔️ 2. Si l’hommage porte atteinte à d’autres victimes
Exemple : un hommage qui invisibiliserait d’autres personnes tuées dans les mêmes circonstances.
✔️ 3. Si la famille s’y oppose explicitement
Le respect des proches peut être un argument moral.
En dehors de ces cas, refuser devient très difficile à justifier moralement.

🚫 3. Quels motifs seraient moralement irrecevables ?
Ceux‑ci, en revanche, ne tiennent pas moralement :
❌ Des raisons politiques contemporaines
On ne juge pas 1944 avec les passions de 2026.
❌ Des conflits locaux, des rivalités, des susceptibilités
La mémoire des morts ne doit jamais être instrumentalisée.
❌ Des arguments bureaucratiques
« Pas le bon moment », « pas le bon lieu », « pas la bonne procédure »…
Ce sont des prétextes, pas des raisons morales.
❌ La peur de “raviver le passé”
La mémoire n’est pas une blessure : c’est un devoir.

🧭 4. Le principe moral fondamental
Dans le cas que tu décris — deux jeunes adultes exécutés par des occupants en 1944 — le principe moral est clair :
👉 Une société doit honorer ceux qui ont été victimes de l’injustice et de la violence, surtout lorsque cette violence était illégitime et oppressive.
Refuser un hommage dans ce contexte revient à :
•     nier une injustice historique,
•     priver la communauté d’un repère moral,
•     laisser les victimes dans l’ombre.


                                C’est pourquoi, dans la très grande majorité des cas,
                             refuser un hommage serait moralement problématique.

Lire la suite
Lire la suite

Lettre numéro 2 à la Présidence Dossier TETAZ

5 Février 2026 , Rédigé par Christian Bochet

Lettre numéro 2 à la Présidence Dossier TETAZLettre numéro 2 à la Présidence Dossier TETAZ

Mr & Mme Christian Bochet 3 rue du 8 Août 1918 80110 MOREUIL

N/Réf. : E.G TETAZ                Présidence de la République                                                                                   Monsieur le Président E. Macron

                                             55 rue du Faubourg Saint Honoré

                                            75008 PARIS

V/Réf.:

LR/AR

Moreuil, 31 Janvier 2026

Monsieur le Président de la République, je me permets de vous relancer sur le dossier Tetaz et je vous adresse ci-après la notice mémorielle instruite par mes soins et celui de l'IA. Émile Georges TETAZ a disparu le 23 août 1944 très certainement passé par les armes par les nazis soit aux bois de Gentelles ou à la Citadelle d'Amiens où trois personnes restent à ce jour non identifiées.

A chaque demande formulée auprès de la Préfecture ou de la NaCVG il m'est fait une fin de non recevoir à une question que nous n'avons jamais posée. En effet, la famille Tetaz et les collatéraux demandent à ce qu'il y ait une reconnaissance mémorielle pour Émile et Yves Tetaz, Il n'a jamais été demandé à ce qu'ils soient reconnus « Morts pour la France » .

Alors que monsieur le Maire de Morisel accepte sous condition d'accord de la Préfecture d'apposer une place commémorative sur le monument aux Morts de la Première Guerre Mondiale nous nous heurtons à un refus non justifié de la préfecture qui répond, dois-je encore vous le rappeler, à une question non posée. Ce qui est le plus choquant et très contradictoire est que le SHD à bien reconnu Émile Georges TETAZ victime de la répression et qu'il figure dans la série AC 21 P ce qui indique qu'il relève pleinement de la mémoire nationale et que rien ne doit s'opposer à cette reconnaissance. Tous les acteurs de cette requête apprécieraient que vous interveniez auprès des organismes responsables afin que cette demande soit enfin acceptée et que la famille retrouve définitivement la sérénité et la paix sur la fin tragique de leurs aïeuls en 1944. Pour ma part je continue à travailler sur ces disparitions. Nous restons dans l'attente de votre réponse et nous vous prions d'accepter, Monsieur le Président de la République, nos respectueuses salutations. 

– 2 -

Notice mémorielle – Émile Georges TETAZ (1920-1944)

Identité

Émile Georges TETAZ, né le 30 janvier 1920 à Verrey-sur-Salmaise (Côte-d’Or), résidait à Morisel, dans la Somme. Marié à Violetta Levistre, il appartenait à cette génération de jeunes hommes dont la vie fut brisée par les violences de l’Occupation allemande.

Arrestation et détention

Le 26 février 1944, Émile TETAZ est arrêté et conduit à la prison d’Amiens, route d’Albert. Il y demeure détenu pendant près de six mois. Ses dernières lettres, adressées à son épouse au début du mois d’août 1944, témoignent d’un homme lucide sur la dureté de sa situation mais profondément attaché aux siens.

Transfert à la Citadelle d’Amiens

Le 23 août 1944, alors que les troupes allemandes entament leur retraite et multiplient les représailles, Émile Georges TETAZ est transféré à la Citadelle d’Amiens avec son frère Yves Henri, lieu utilisé pour les internements, les exécutions et les regroupements de prisonniers avant évacuation. À partir de ce jour, toute trace de lui disparaît. Aucun document, aucun témoin, aucun retour. Sa disparition s’inscrit dans le contexte tragique des derniers jours de l’Occupation, marqués par des exécutions sommaires et des disparitions forcées dans la région amiénoise.

Contexte historique

L’été 1944 fut l’un des plus violents dans la Somme. À la veille de la Libération, les forces allemandes procédèrent à des rafles, des transferts précipités et des exécutions destinées à effacer les traces de leur répression. De nombreux détenus de la prison d’Amiens et de la Citadelle furent exécutés ou disparurent sans laisser de traces, notamment dans les secteurs de Gentelles, Longueau ou dans les bois environnants. Émile TETAZ fait partie de ces disparus de la Citadelle, victimes d’une répression qui, dans le chaos de la retraite allemande, n’a laissé ni corps ni témoignage.

Reconnaissance

Un dossier à son nom est conservé au Service historique de la Défense, dans la série AC 21 P, consacrée aux victimes de la répression ennemie. Cette inscription atteste que l’État reconnaît officiellement qu’Émile Georges TETAZ a disparu du fait de l’occupant allemand, dans des circonstances directement liées à la répression.

Hommage

Émile Georges TETAZ appartient à la mémoire de Morisel, de la Somme et de la France. Sa disparition, survenue dans les derniers jours d’un régime d’oppression, rappelle le prix humain de la liberté retrouvée. Son nom mérite d’être transmis, honoré et inscrit parmi ceux qui ont subi la violence de l’Occupation et dont le destin demeure inachevé. Que cette notice contribue à rendre à Émile Georges TETAZ la place qui lui revient dans notre mémoire collective.

Lire la suite
Lire la suite
Publicité

Chronologie complète d'Emile Georges TETAZ

21 Janvier 2026 , Rédigé par Christian Bochet

📜 Chronologie complète d’Émile Georges TETAZ (1944)
🔹 Avant l’arrestation
•     Né le 30  janvier 1920 à Verrey-sous-Salmaise (Côte d'Or).
•     Situation familiale : marié
•     Résidence : Morisel.

🔹 26 février 1944 — Arrestation
•     Arresté par la gendarmerie de Moreuil pour un délit de droit commun.
•     Motif exact non précisé dans les sources publiques, mais il ne s’agit pas d’un acte de résistance.
•     Il est immédiatement écroué à la prison d’Amiens (route d’Albert).

🔹 26 février – 29 juillet 1944 — Détention préventive
•     Émile TETAZ reste incarcéré à la prison d’Amiens en attente de jugement.
•     Il relève de la justice française, non de l’autorité allemande.
•     Les registres confirment sa présence continue dans l’établissement.

🔹 29 juillet 1944 — Condamnation
•     Jugé par le Tribunal correctionnel d’Amiens.
•     Peine prononcée : 15 ans de travaux forcés et 20 ans d'interdiction de séjour,
•     Cette peine implique normalement un transfert ultérieur vers une maison centrale (Poissy, Clairvaux, Eysses…) ou un chantier pénitentiaire.
•     Aucun transfert n’a lieu, car la situation militaire se dégrade rapidement.

🔹 29 juillet – 22 août 1944 — Maintien à la prison d’Amiens
•     Malgré la condamnation, Émile reste à la prison d’Amiens, faute de moyens de transport et en raison du chaos administratif de l’été 1944.
•     Les Allemands commencent à intervenir dans les prisons pour “vider” les établissements avant la Libération.

🔹 22 août 1944 — Extraction par les Allemands
•     Les autorités allemandes ordonnent l’extraction de plusieurs détenus.
•     Émile Georges TETAZ est sorti de la prison d’Amiens.
•     Il est remis à la Feldgendarmerie.

🔹 23 août 1944 — Transfert à la Citadelle d’Amiens
•     Émile est amené à la Citadelle, lieu utilisé par les Allemands pour :
•     des interrogatoires,
•     des détentions secrètes,
•     des exécutions sommaires.
•     Il n’existe aucune trace administrative de sa sortie de la Citadelle.

🔹 23–31 août 1944 — Disparition
•     Entre le 23 et le 31 août, les Allemands procèdent à :
•     des exécutions dans les fossés de la Citadelle,
•     des fusillades au Bois de Gentelles (19 victimes identifiées + 3 non identifiées).
•     Émile TETAZ disparaît dans cet intervalle.
•     Son frère Yves Henri TETAZ, arrêté séparément, disparaît également à la même période.

🔹 31 août 1944 — Date officielle de décès
•     Le Tribunal d’Amiens fixe la date légale de décès au 31 août 1944 (jugement de 1959).
•     Cette date correspond à la fin de l’occupation allemande d’Amiens.

🔹 Après-guerre — Reconnaissance et archives
•     Le Service Historique de la Défense conserve un dossier sous la cote :
AC 21 P 273757.
•     La disparition est reconnue comme liée aux événements de guerre.
•     Aucune sépulture n’a été identifiée.

🧭 Synthèse
Émile Georges TETAZ n’a jamais exécuté sa peine de travaux forcés.
Il a été saisi par les Allemands, transféré à la Citadelle, puis exécuté ou mort en détention dans les derniers jours de l’occupation.
Sa condamnation du 29 juillet 1944 n’a donc eu aucune application pratique : la répression allemande a interrompu le processus judiciaire français.

Lire la suite

Forum Picardie 1939 - 1945

21 Janvier 2026 , Rédigé par Christian Bochet

Forum Picardie 1939 - 1945

Ci-dessous le message que je viens de rédiger sur le forum de Picardie 1939- 1945.

Forum Picardie 1939 - 1945
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 > >>