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les disparus de Morisel en 1944
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Prologue

25 Septembre 2024

Ce blog est dédié à deux frères disparus du département de la Somme, ils étaient domiciliés à Morisel.

      Ils étaient alors âgés de 24 et 20 ans. Émile Georges était marié et frère ainé d'Yves Henri.

      Emprisonnés à la prison d'Amiens du 26 février 1944 au 22 août 1944, ils furent finalement transférés à la Citadelle d'Amiens le 23 août 1944. 

 

Après cette date ils ont totalement disparu de la circulation.

 

              "La citadelle fut le dernier lieu de résistance à l'entrée des Allemands dans Amiens le . Le commandant Thuillier fit sortir des locaux disciplinaires 80 détenus et leur fournit des armes. Ils prirent position dans les fossés nord. Un demi-peloton de gardes mobiles prit position au sud, à l'entrée de la citadelle. Les combats prirent fin vers 16 h, faute de munitions et de vivres. Le général Gondy donna l'ordre d'évacuation de la citadelle et replia son poste de commandement au château de Saveuse.

              Des prisonniers faits au cours de la Bataille d'Amiens par l'armée allemande furent détenus à la citadelle. Des Tirailleurs algériens, marocains ou sénégalais (parmi eux 163 officiers, sous-officiers et soldats) réussirent à s'enfuir grâce à l'action de patriotes, entre 1940 et 1942.

             Pendant l'occupation, la citadelle fut un lieu de détention, de torture et d'exécution de résistants arrêtés par les Allemands. 35 résistants ont été fusillés dans les fossés de la citadelle entre le  et , dont onze membres du « Groupe Michel », le .

             Des Juifs du département de la Somme furent également détenus à la citadelle avant leur transfert vers Drancy.(Sources Wikipédia)"

 

      Le 31 août 1944 Amiens est libéré par les alliés.

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l'article L.511-1 du Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre

19 Juin 2026 , Rédigé par Christian Bochet

📜 Article L.511‑1 — Mention « Mort pour la France »

 

La mention « Mort pour la France » est apposée, sur avis favorable de l’autorité compétente, sur l’acte de décès :

D’un militaire : a) Tué à l’ennemi ou mort de blessures de guerre ; b) Mort de maladie contractée en service commandé en temps de guerre ; c) Mort d’accident survenu en service ou à l’occasion du service en temps de guerre ; d) Ou, prisonnier de guerre, exécuté par l’ennemi ou décédé des suites de blessures, de mauvais traitements, de maladies contractées ou aggravées ou d’accidents survenus du fait de la captivité ;

D’un marin du commerce, victime d’événements de guerre ;

D’un médecin, ministre du culte, infirmier ou infirmière des hôpitaux militaires et des formations sanitaires, ainsi que d’une personne ayant succombé à des maladies contractées au cours de soins donnés aux malades et blessés de l’armée en temps de guerre ;

D’une personne décédée en combattant pour la libération de la France ou en accomplissant des actes de résistance ;

D’une personne exécutée à la suite d’une condamnation résultant de mesures d’exception prises par l’autorité de fait se disant Gouvernement de l’État français, notamment par application des actes dits lois des 24 avril 1941, 7 septembre 1941, 7 août 1942, 8 septembre 1942, 5 juin 1943 et 20 janvier 1944, en raison de son attitude pour la cause de la libération ;

D’un otage, d’une personne requise par l’ennemi, ou d’un déporté, exécutés par l’ennemi ou décédés en pays ennemi ou occupé des suites de blessures, mauvais traitements, maladies contractées ou aggravées, ou accidents du travail survenus du fait de leur captivité ou déportation ;

D’une personne décédée à la suite d’actes de violence constituant une suite directe de faits de guerre ;

D’un militaire décédé dans les conditions du 1° après avoir été incorporé de force ou s’être engagé sous la contrainte ou menace de représailles dans les armées ennemies ;

D’un réfractaire, décédé des suites d’accident, maladie ou blessure consécutifs à sa position hors la loi et pour le service du pays ;

10° D’un membre du service d’ordre, des forces supplétives ou éléments engagés ou requis, décédé dans les conditions du 1° à l’occasion de mesures de maintien de l’ordre sur les territoires de l’ancienne Union française situés hors de la métropole et dans les États anciennement protégés par la France ;

11° D’un militaire ou civil engagé dans une opération extérieure, décédé dans les conditions mentionnées au 1°.

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Demande d'attribution de la mention "Mort pour la France"

15 Juin 2026 , Rédigé par Christian Bochet

 

 

 

Office national des combattants et victimes de guerre – Somme

Cité administrative Bâtiment A

53 rue de la Vallée

 

80000 Amiens Cedex 1

N/Réf. : TETAZ Émile Georges

V/Réf.:

Moreuil, le 15 juin 2026

Objet : Demande d’attribution de la mention “Mort pour la France” pour M. Émile Georges TETAZ (1920 1944)

Monsieur le Directeur,

Je soussigné Christian BOCHET, généalogiste amateur mandaté par la famille TETAZ, sollicite par la présente l’attribution de la mention « Mort pour la France » pour Monsieur Émile Georges TETAZ, né le 30 janvier 1920 à Verrey-sous-Salmaise (Côte d’Or) et disparu à Amiens (Somme) entre le 23 et le 31 août 1944, selon jugement déclaratif du 30 janvier 1959.

Les éléments historiques et administratifs établissent que son décès est directement lié à la répression exercée par les forces d’occupation allemandes :

  • Les faits établis par les sources

Les recherches publiées sur Émile Georges TETAZ montrent :

  • Né le 30 janvier 1920 à Verrey-sous-Salmaise

  • Arrêté le 26 février 1944 pour un délit de droit commun et incarcéré à la prison d’Amiens

  • Condamné le 29 juillet 1944 à 15 ans de travaux forcés, mais non transféré en raison du chaos de l’été 1944

  • Extrait de force par les Allemands le 22 août 1944, remis à la Feldgendarmerie, puis transféré à la Citadelle d’Amiens le 23 août

  • Disparu entre le 23 et le 31 août 1944, période durant laquelle les Allemands ont procédé à des exécutions sommaires (Citadelle, Bois de Gentelles)

  • Date officielle de décès fixée au 31 août 1944 par jugement de 1959

  • Un dossier de victime de la répression existe au Service Historique de la Défense : cote AC 21 P 273757

Ces éléments montrent que, même si l’arrestation initiale relevait du droit commun, la disparition et la mort sont directement causées par une action allemande (extraction, détention illégale, exécution probable).

Ces circonstances répondent aux critères définis par les articles L.488 et suivants du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, relatifs aux décès résultant d’actes de guerre, d’exécutions ou de violences commises par l’ennemi.


 

2


 

Je vous prie donc de bien vouloir instruire la présente demande et, si les conditions sont réunies, de procéder à l’attribution de la mention « Mort pour la France », ainsi qu’à la transmission de la décision à l’officier d’état civil compétent pour rectification de l’acte de décès.

Vous trouverez ci-joint les pièces justificatives nécessaires à l’examen du dossier.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma considération distinguée.


 

Christian BOCHET

 

 

 

 

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Du site "Mémoire des HOMMES" & du Service Historique de la Défense

10 Juin 2026 , Rédigé par Christian Bochet

Du site "Mémoire des HOMMES" & du Service Historique de la Défense

Le site Mémoire des HOMMES et le Service Historique de la Défense de Caen reconnaissent que  Émile Georges TETAZ a été victime de la répression allemande...

Alors j'ai bien du mal a comprendre ce qui prend à la Préfecture de la Somme au service des Anciens Combattants de la Somme qui s'acharnent à refuser cette reconnaissance avec la réponse suivante :

👉 Émile Georges TETAZ n'est pas mort pour la France, bien évidemment je ne suis pas abruti à ce point de ne rien comprendre.

Mais quand ces administrations ne répondent pas à la question posée je commence à m'énerver. La famille d’Émile et moi même n'avons jamais demandé à ce qu'il soit reconnu mort pour la France mais simplement reconnaître qu'il fut victime de la répression allemande ce que les services spécialisés officiels de l’État reconnaissent eux avec les preuves à l'appui.

Il faudra qu'un jour que nos fonctionnaires ouvrent un peu leur façon d'apprécier et comprendre ce que les choses veulent dire et répondent bêtement aux questions factuelles simplement posées.

 

 

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Le Service Historique de la Défense et l'affaire TETAZ

10 Mai 2026 , Rédigé par Christian Bochet

Le Service Historique de la Défense et l'affaire TETAZ

Le Service Historique de la Défense, ou SHD, est l’institution française chargée de conserver et de valoriser les archives militaires. Parmi ses différents centres, celui de Caen occupe une place tout à fait particulière. Il a été créé pour répondre à un besoin essentiel : préserver et rendre accessibles les archives des victimes des conflits contemporains, depuis la Première Guerre mondiale jusqu’à nos jours.

Pour comprendre la création du centre de Caen, il faut remonter à 1916. En pleine Première Guerre mondiale, l’État français met en place le Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains, appelé BAVCC. Sa mission est alors de gérer les dossiers individuels des soldats morts, disparus, blessés ou prisonniers. Au fil du temps, ce bureau s’élargit aux victimes civiles, aux déportés, aux internés et aux prisonniers de la Seconde Guerre mondiale. Ces archives deviennent un outil indispensable pour les familles, pour les ayants droit et pour l’administration.

À partir de 1999, le BAVCC est rattaché au ministère de la Défense, puis intégré au Service Historique de la Défense lors de sa création en 2005. C’est dans ce contexte qu’est décidé l’établissement d’un centre spécialisé à Caen. Le choix de cette ville n’est pas anodin : Caen est un lieu symbolique de la Seconde Guerre mondiale, proche des plages du Débarquement, et dispose d’infrastructures adaptées pour accueillir des archives volumineuses et sensibles.

Le SHD de Caen a pour mission principale de conserver les dossiers individuels des victimes de guerre. Ces dossiers concernent aussi bien les militaires que les civils, et couvrent l’ensemble des conflits du XXᵉ siècle et du début du XXIᵉ siècle. On y trouve les dossiers des morts pour la France, des déportés, des prisonniers, des disparus, mais aussi des blessés et des invalides. Ces archives proviennent de la métropole, de l’outre‑mer et des anciennes colonies, ce qui en fait un fonds exceptionnel par son ampleur et sa diversité.

Le centre de Caen joue également un rôle essentiel dans l’accès à ces archives. Il accueille les familles qui souhaitent retracer le parcours d’un ancêtre, les chercheurs et historiens qui travaillent sur les conflits contemporains, ainsi que les administrations chargées des droits des anciens combattants. Une partie des archives est progressivement numérisée, ce qui facilite encore davantage leur consultation.

Au‑delà de la conservation, le SHD de Caen contribue activement à la mémoire nationale. Il permet de documenter les conflits, de reconnaître les victimes et de soutenir les démarches mémorielles. Il participe ainsi à la transmission de l’histoire militaire et à la compréhension des événements qui ont marqué le XXᵉ siècle.

En conclusion, le Service Historique de la Défense à Caen a été créé pour centraliser, préserver et rendre accessibles les archives des victimes de guerre. Il constitue un outil essentiel pour les familles, pour les chercheurs et pour la société dans son ensemble. Par son rôle mémoriel et documentaire, il contribue à honorer les victimes et à transmettre l’histoire des conflits contemporains aux générations futures.

Les documents du SHD valent preuve ?

Parce qu’ils répondent à trois critères légaux :

1. Authenticité

Ils sont produits par l’administration militaire ou par des autorités publiques.

2. Intégrité

Ils sont conservés selon les normes archivistiques françaises (Code du patrimoine).

3. Traçabilité

Chaque document est inventorié, daté, classé et conservé dans un cadre réglementaire.

👉 En droit français, une archive publique fait foi jusqu’à preuve du contraire.

Alors une question très simple :

🙈    pourquoi les services de la Préfecture de la Somme et les anciens combattants constestent-ils de manière récurrente et à chacune de mes demandes multiples les résultats de la SHD de Caen ?

Ce n'est pas une énigme c'est simplement l'enfermement de ces fonctionnaires dans une routine négative sans aucune ouverture d'esprit sur la réalité des choses et peut-être le refus d'un investissement de recherches et un manque notoire de curiosité et d'objectivité.

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Courrier ministère des Armées et Commission départemantale de la Mémoire

23 Avril 2026 , Rédigé par Christian Bochet

Commission départementale de la Mémoire

Préfecture de la Somme

51, rue de la République

80020 Amiens Cedex 9

 

N/Réf. :

V/Réf. :

Moreuil, 23/04/26

 

Objet : Demande d’avis et d’accompagnement pour un hommage mémoriel à Émile Georges TETAZ (1920–1944)

Madame, Monsieur,

Émile Georges TETAZ, né le 30 janvier 1920 à Verrey-sous-Salmaise (Côte d’Or) et domicilié à Morisel (Somme), garde voie, disparu entre le 23 et le 31 août 1944 après avoir été extrait de la prison d’Amiens par les autorités allemandes et transféré à la Citadelle d’Amiens. Sa disparition s’inscrit dans le contexte des exécutions sommaires commises par les forces d’occupation dans les fossés de la Citadelle et au Bois de Gentelles.

La commune de Morisel est favorable à un hommage mémoriel, comme l’indique son courrier du 22 avril 2026, mais attend un cadrage préfectoral. La Préfecture et l’ONaCVG ont répondu uniquement sur la question du statut « Mort pour la France », qui n’est pas demandé.

Le présent dossier vise à : – établir les faits historiques, – rappeler le cadre mémoriel applicable, – proposer des formes d’hommage, – solliciter l’avis des autorités compétentes (Mission Mémoire, Commission départementale de la Mémoire).

2. Identité de la victime

Émile Georges TETAZ Né le 30 janvier 1920 à Verrey-sous-Salmaise (Côte d’Or) Résidence : Morisel (Somme) Profession : garde voie Dossier SHD : AC 21 P 273757

3. Chronologie détaillée

26 février 1944 — Arrestation

Arrêté par la gendarmerie de Moreuil pour un délit de droit commun. – Écroué à la prison d’Amiens (route d’Albert). – Relève de la justice française, non de l’autorité allemande.

26 février – 29 juillet 1944 — Détention préventive

Maintenu à la prison d’Amiens en attente de jugement. – Registres confirmant sa présence continue.

29 juillet 1944 — Condamnation

Jugé par le Tribunal correctionnel d’Amiens. – Peine : 15 ans de travaux forcés + 20 ans d’interdiction de séjour. – Aucun transfert vers une centrale en raison du chaos de l’été 1944.

29 juillet – 22 août 1944 — Maintien en détention

Les Allemands commencent à intervenir dans les prisons pour les vider avant la Libération.

22 août 1944 — Extraction par les Allemands

Sorti de la prison d’Amiens. – Remis à la Feldgendarmerie.

23 août 1944 — Transfert à la Citadelle d’Amiens

Lieu utilisé pour interrogatoires, détentions secrètes, exécutions. – Aucune trace de sortie.

23–31 août 1944 — Disparition

Exécutions attestées : • fossés de la Citadelle, • Bois de Gentelles (19 identifiés + 3 inconnus). – Émile TETAZ disparaît dans cet intervalle. – Son frère Yves Henri TETAZ disparaît également.

31 août 1944 — Date légale de décès

Fixée par jugement déclaratif (1959).

4. Analyse historique

La Citadelle d’Amiens en août 1944

Centre d’interrogatoire allemand. – Lieu d’exécutions sommaires dans les fossés. – Plusieurs disparitions civiles documentées.

Le Bois de Gentelles

Exécutions massives les 29–30 août 1944. – 19 victimes identifiées, 3 non identifiées. – Hypothèse plausible pour Émile TETAZ.

Pratique allemande de “vidage” des prisons

Extraction de détenus avant la Libération. – Exécutions sans jugement. – Disparitions civiles fréquentes dans la Somme.

5. Analyse juridique

Dignité humaine (principe fondamental)

La mémoire des victimes civiles relève du respect dû aux personnes.

Vérité historique

La disparition d’Émile TETAZ est directement liée aux événements de guerre.Mémoire nationale

Les communes peuvent honorer les victimes civiles sans condition statutaire.

Non-discrimination

Un hommage ne peut dépendre : – ni d’un statut pénal antérieur, – ni d’une reconnaissance « Mort pour la France ».

6. Analyse morale et civique

  • Les victimes civiles de 1944 doivent être reconnues. – L’absence d’hommage entretient l’effacement imposé par l’occupant. – La commune est favorable : il s’agit d’un simple besoin d’accompagnement administratif.

Option A — Mention sur le monument aux morts

« Émile Georges TETAZ – Victime civile de 1944 »

Option B — Plaque commémorative

À la mairie ou au monument.

Option C — Mention lors des cérémonies du 8 mai

8. Position de la commune de Morisel

Courrier du 22 avril 2026 :

« La commune ne voit pas d’inconvénient à cette reconnaissance. Nous attendions le retour de M. le Préfet. »

La commune est donc favorable.

9. Démarches déjà effectuées

  • ONaCVG : réponse hors sujet (statut « Mort pour la France »). – Préfecture : même réponse. – Mairie : favorable, en attente d’un cadrage.

Ma démarche ne concerne pas une reconnaissance statutaire, mais exclusivement la mise en place d’un hommage mémoriel local, sous la forme d’une mention sur le monument aux morts ou d’une plaque commémorative.

Aussi, je sollicite respectueusement votre avis et, le cas échéant, votre accompagnement afin de permettre à la commune de Morisel de procéder à cet hommage dans un cadre conforme aux pratiques mémorielles nationales.

Je reste naturellement à votre disposition pour tout renseignement complémentaire ou tout document utile.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.


 

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Courriel adressé à Monsieur François-Xavier Bellamy député européen

21 Mars 2026 , Rédigé par Christian Bochet

La famille TETAZ vous demande un grand service

Christian BOCHET <chris.bochet@gmail.com>
15:37 (il y a 0 minute)
 
 
 
 
À François-Xavier.Bellamy
 

Objet : Demande d’intervention concernant le refus d’un hommage mémoriel à deux victimes civiles de 1944

Monsieur le Député européen François-Xavier Bellamy,

Je me permets de solliciter votre attention au sujet d’une situation qui soulève des questions essentielles relatives au respect de la dignité humaine, à la mémoire des victimes de crimes commis durant l’Occupation, et aux valeurs fondamentales portées par l’Union européenne.

Deux jeunes adultes, âgés de 24 et 20 ans, ont été vraisemblablement exécutés en 1944 par les forces d’occupation et font partie des disparus  non identifiés du Bois de Gentelles ou de la Citadelle d'Amiens . Leur disparition s’inscrit dans le contexte de la répression exercée contre les populations civiles. Malgré la réalité historique établie et documentée, une autorité locale refuse aujourd’hui d’accorder un hommage mémoriel à ces deux victimes.

Ce refus ne constitue pas seulement une décision administrative : il porte atteinte à la reconnaissance due à des personnes victimes d’une violence illégitime, et il fragilise le devoir de mémoire auquel nos sociétés démocratiques sont moralement et politiquement attachées. Il soulève également des interrogations quant au respect des principes inscrits dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, notamment la dignité humaine, le droit à la vérité historique et la protection contre toute forme de négation ou de minimisation des crimes commis durant les périodes totalitaires.

Dans ce contexte, je sollicite votre intervention afin que cette situation puisse être examinée au niveau européen, soit par une prise de position publique, soit par une saisine de la commission compétente du Parlement européen. Une telle démarche contribuerait à rappeler l’importance de la mémoire des victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale et à garantir que les valeurs fondatrices de l’Union européenne demeurent pleinement respectées.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette demande et reste à votre disposition pour tout élément complémentaire.

Veuillez agréer, Monsieur le Député européen François-Xavier Bellamy, l’expression de ma considération distinguée.

 

Christian BOCHET

3 rue du 8 Août 1918

80110 Moreuil

chris.bochet@gmail.com

 

 

📚 2. Argumentaire moral et juridique (clair, structuré, utilisable en annexe)

🕯️ I. Dimension morale : la dignité des victimes

Les deux personnes concernées ont été vraisemblablement exécutées par une puissance occupante en Août 1944 et portées disparues.

Leur mort constitue une injustice historique manifeste.

Refuser un hommage revient à prolonger symboliquement l’effacement imposé par leurs bourreaux.

La mémoire des victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale est un devoir moral partagé par toutes les démocraties européennes.

⚖️ II. Dimension juridique : les principes européens en jeu

1. Dignité humaine (article 1 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE)

Toute personne, vivante ou décédée, doit être traitée avec respect.

La mémoire des victimes de crimes de guerre relève de cette dignité.

2. Droit à la vérité historique

L’Union européenne a rappelé à plusieurs reprises l’importance de la vérité historique concernant les crimes nazis et totalitaires.

Un refus d’hommage peut être interprété comme une minimisation ou une invisibilisation de ces crimes.

3. Lutte contre la négation ou la banalisation des crimes de guerre

Le cadre européen condamne toute forme de révisionnisme ou de relativisation.

Ne pas reconnaître des victimes identifiées peut être perçu comme une forme de déni mémoriel.

4. Non discrimination

Si le refus d’hommage repose sur des considérations liées à l’origine, au milieu social, ou à l’engagement supposé des victimes, cela peut constituer une atteinte au principe d’égalité.

🏛️ III. Dimension politique : les valeurs fondatrices de l’Union européenne

L’UE s’est construite sur la condamnation des crimes nazis et la protection des victimes.

La mémoire des violences de l’Occupation fait partie du socle moral européen.

Un refus d’hommage local peut entrer en contradiction avec les engagements européens en matière de mémoire, de transmission et de prévention des dérives extrémistes.

🧭 IV. Conclusion

Le refus d’un hommage mémoriel à deux jeunes victimes civiles de 1944 n’est pas un simple choix local :

➡️ il touche à la dignité humaine,

➡️ à la vérité historique,

➡️ et aux valeurs fondamentales de l’Union européenne.

Une intervention européenne est donc moralement légitime et politiquement fondée.

 

Un refus d’hommage peut être interprété comme une minimisation ou une invisibilisation de ces crimes.

3. Lutte contre la négation ou la banalisation des crimes de guerre

Le cadre européen condamne toute forme de révisionnisme ou de relativisation.

Ne pas reconnaître des victimes identifiées peut être perçu comme une forme de déni mémoriel.

 

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Peut-on moralement refuser un hommage mémoriel à deux personnes disparues en 1944, âgées respectivement de 24 et 20 ans, victimes de la répression des occupants.

21 Mars 2026 , Rédigé par Christian Bochet

C’est une question lourde, délicate, et profondément humaine. Et tu fais bien de la poser ainsi, sur le terrain moral, parce que c’est là que tout se joue : pas dans le droit, pas dans la procédure, mais dans ce que nous devons — ou ne devons pas — aux morts, et à la communauté des vivants.
Voici une analyse structurée, pour t’aider à clarifier ce qui est en jeu.

🕯️ 1. Refuser un hommage : est‑ce moralement possible ?
Oui, c’est possible, mais seulement dans des cas très précis.
Et surtout : ce n’est jamais moralement neutre.
Un hommage mémoriel n’est pas une récompense.
C’est un acte de reconnaissance collective envers des personnes qui ont subi une injustice extrême — ici, la répression d’occupants en 1944, à 24 et 20 ans.
Refuser un hommage, c’est donc poser un acte qui doit être justifié par des raisons supérieures, pas par des préférences, des querelles locales ou des considérations administratives.

⚖️ 2. Quels seraient les motifs moralement recevables pour refuser ?
Ils sont rares, mais ils existent :
✔️ 1. Si les faits historiques sont incertains ou contestés
Par exemple :
•     si l’on découvre que les personnes n’étaient pas victimes mais complices d’actes graves (ce qui n’est pas ton cas),
•     si les archives contredisent la version mémorielle.
✔️ 2. Si l’hommage porte atteinte à d’autres victimes
Exemple : un hommage qui invisibiliserait d’autres personnes tuées dans les mêmes circonstances.
✔️ 3. Si la famille s’y oppose explicitement
Le respect des proches peut être un argument moral.
En dehors de ces cas, refuser devient très difficile à justifier moralement.

🚫 3. Quels motifs seraient moralement irrecevables ?
Ceux‑ci, en revanche, ne tiennent pas moralement :
❌ Des raisons politiques contemporaines
On ne juge pas 1944 avec les passions de 2026.
❌ Des conflits locaux, des rivalités, des susceptibilités
La mémoire des morts ne doit jamais être instrumentalisée.
❌ Des arguments bureaucratiques
« Pas le bon moment », « pas le bon lieu », « pas la bonne procédure »…
Ce sont des prétextes, pas des raisons morales.
❌ La peur de “raviver le passé”
La mémoire n’est pas une blessure : c’est un devoir.

🧭 4. Le principe moral fondamental
Dans le cas que tu décris — deux jeunes adultes exécutés par des occupants en 1944 — le principe moral est clair :
👉 Une société doit honorer ceux qui ont été victimes de l’injustice et de la violence, surtout lorsque cette violence était illégitime et oppressive.
Refuser un hommage dans ce contexte revient à :
•     nier une injustice historique,
•     priver la communauté d’un repère moral,
•     laisser les victimes dans l’ombre.


                                C’est pourquoi, dans la très grande majorité des cas,
                             refuser un hommage serait moralement problématique.

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