Emile Georges TETAZ condamné à 15 ans de travaux forcés le 29 juillet 1944 par le Tribunal d'Amiens
Recherches effectuées par l'IA le 21 Janvier 2026 sur ma demande.
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Voici ce que permettent d’établir les informations disponibles, croisées avec les résultats de recherche que tu m’as permis d’effectuer.
📌 1. La condamnation du 29 juillet 1944
Les sources consultées ne mentionnent pas explicitement un jugement à 15 ans de travaux forcés le 29 juillet 1944. Elles confirment cependant plusieurs éléments essentiels concernant Émile Georges TETAZ :
• Il a été arrêté le 26 février 1944 par la gendarmerie de Moreuil pour un délit de droit commun.
• Il a été incarcéré à la prison d’Amiens (route d’Albert) du 26 février au 22 août 1944.
• Il a été transféré par les Allemands à la Citadelle d’Amiens le 23 août 1944.
• À partir de ce transfert, il disparaît totalement des registres connus.
Les documents cités dans les recherches publiques (Moreuil‑Citizen, forum Picardie 39‑45) ne reproduisent pas le jugement du 29 juillet 1944, mais ils confirment qu’il relevait de la catégorie “droit commun”, ce qui correspond bien à une condamnation par un tribunal français (et non allemand).
Il est donc très probable que le jugement du 29 juillet 1944 existe bel et bien, mais qu’il n’est pas encore numérisé ou cité dans les sources publiques accessibles.
📌 2. Où auraient été effectués les “travaux forcés” ?
Même si la peine prononcée était de 15 ans de travaux forcés, Émile TETAZ n’a jamais été envoyé dans un établissement pénitentiaire de travaux forcés, car :
• Il était toujours à la prison d’Amiens jusqu’au 22 août 1944.
• Les Allemands l’ont extrait avant toute exécution de peine.
• Il a été transféré à la Citadelle d’Amiens, lieu d’exécutions et de disparitions en août 1944.
• Il a disparu dans les jours qui ont suivi, probablement entre le 23 et le 31 août 1944.
Les travaux forcés, en France, se pratiquaient alors dans :
• Les bagnes métropolitains (mais ils étaient en voie de disparition).
• Les maisons centrales (Poissy, Eysses, Clairvaux…).
• Les chantiers pénitentiaires.
• Les dépôts pénitentiaires coloniaux (Guyane, Nouvelle‑Calédonie), mais plus utilisés pour les condamnations antérieures.
Émile n’a été envoyé dans aucun de ces lieux, car les Allemands ont pris le contrôle de son dossier avant l’exécution de la peine.
📌 3. Le contexte de sa disparition
Les sources concordent sur un point crucial :
• Fin août 1944, les Allemands ont exécuté 19 civils au Bois de Gentelles, dont trois non identifiés.
• Les frères TETAZ (Émile Georges et Yves Henri) ont disparu exactement au même moment, après leur transfert à la Citadelle.
• Le Service Historique de la Défense possède un dossier sous la cote AC 21 P 273757.
• Le TGI d’Amiens a fixé la date de décès d’Émile au 31 août 1944 (jugement de 1959).
Tout converge vers l’hypothèse d’une exécution sommaire par les Allemands, probablement dans les fossés de la Citadelle ou au Bois de Gentelles.
📌 4. Conclusion
Même si Émile Georges TETAZ a été condamné à 15 ans de travaux forcés, cette peine :
• n’a jamais été exécutée,
• car il a été saisi par les autorités allemandes,
• puis disparu dans le contexte des massacres d’août 1944.
Les travaux forcés restent donc théoriques dans son cas : la guerre et la répression allemande ont interrompu le processus judiciaire français.