Courrier à la mairie de Morisel
Monsieur le maire Michel VAN DE VELDE
Mairie de Morisel
80110 MORISEL
Moreuil, le 30 novembre 2025
Objet : Demande de reconnaissance mémorielle pour Émile Georges TETAZ disparu en 1944
Monsieur le Maire,
Je me permets, en tant que personne mandatée par la famille Tetaz, de vous adresser cette lettre afin de solliciter l’attention de la commune de Morisel sur le destin tragique d’un de ses anciens habitants, Émile Georges TETAZ, né en 1920 à Verrey-sous-Salmaise (Côte-d’Or) et résidant à Morisel dès l’âge de 15 ans. Arrêté avec son frère Yves Henri le 26 février 1944, Émile Georges TETAZ fut détenu à la prison d’Amiens puis transféré à la Citadelle le 23 août 1944. Il n’a jamais reparu. Le Tribunal d’Amiens a fixé sa date de décès au 31 août 1944, sans que les circonstances exactes soient établies.
Des documents du Service Historique de la Défense évoquent une disparition en déportation ou une exécution sommaire soit à Amiens soit aux bois de Gentelles.
Dans ce contexte, et au regard de son statut de civil victime de la répression nazie, je souhaiterai tout comme sa famille que la commune de Morisel envisage une reconnaissance mémorielle en son honneur et cela conformément à la Loi du 9 septembre 1986 relative aux victimes civiles de la répression nazie et des circulaires du ministère des Anciens combattants notamment celle du 28 février 2007. Force est de constater par ces textes que la République reconnaît ces victimes.
Suite à l'exposé de ces faits, nous pensons que cette reconnaissance mémorielle est justifiée et qu'elle pourrait prendre la forme :
• D’une mention sur le monument aux morts ou une plaque commémorative.
• Et d’un hommage lors des cérémonies du 8 mai ou du 11 novembre.
Cette démarche, vivement attendu par sa famille, vise à honorer la mémoire d’un homme dont le destin fut brisé par la guerre, à inscrire son nom dans la mémoire collective de la commune qu’il habitait. Je reste à votre disposition pour tout complément d’information ou pour vous transmettre les documents en ma possession.
Restant dans l'attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations respectueuses.
Christian BOCHET