Lettre à Monsieur Vincent Retourné Maire de Morisel
Objet : Demande d’apposition d’une plaque commémorative en hommage à Georges Émile TETAZ, victime de la répression allemande en août 1944
Monsieur le Maire Vincent Retourné,
Je me permets d’attirer votre attention sur le cas de Georges Émile TETAZ, habitant de Morisel, arrêté en 1944, incarcéré à la prison d’Amiens puis transféré à la citadelle fin août 1944, où il a disparu dans des circonstances directement liées à la répression allemande.
Le Service Historique de la Défense (SHD) reconnaît officiellement que Georges Émile TETAZ a été victime de la répression nazie. Cette conclusion historique est solide, documentée et cohérente avec les événements du massacre du Bois de Gentelles, où plusieurs victimes n’ont jamais été identifiées.
La famille TETAZ ne sollicite pas la mention “Mort pour la France”. Elle demande uniquement un acte de mémoire local, légitime et conforme à l’histoire de notre commune : l’apposition d’une plaque commémorative sur le monument aux morts de Morisel, afin de rendre justice à un habitant disparu dans des circonstances tragiques et reconnues par les autorités historiques de l’État.
Une telle plaque relève pleinement de la compétence municipale et peut être décidée par délibération du conseil municipal, sans procédure nationale particulière.
Cet hommage permettrait de :
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reconnaître officiellement un habitant victime de la répression allemande,
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réparer une injustice mémorielle,
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inscrire dans la pierre un fait historique établi,
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répondre à la demande légitime de la famille.
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir inscrire cette question à l’ordre du jour d’un prochain conseil municipal, afin que Morisel puisse honorer dignement la mémoire de Georges Émile TETAZ.
Je reste naturellement à votre disposition pour fournir les documents historiques nécessaires ou intervenir en séance si vous le jugez utile.
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Je me permets, à cet effet, de vous transmettre ci-après une note historique sur 02/09/26 Tetaz afin de documenter un conseil municipal.
Note historique – Dossier TETAZ
Georges Émile TETAZ, habitant de Morisel, est arrêté en 1944 et incarcéré à la prison d’Amiens. Fin août 1944, alors que les forces allemandes se replient, plusieurs prisonniers sont transférés à la citadelle d’Amiens. Les frères TETAZ font partie de ce transfert.
Le Service Historique de la Défense, autorité historique de l’État, a confirmé que Georges Émile TETAZ a été victime de la répression allemande. Cette reconnaissance est un élément déterminant : elle établit la nature politique et répressive de sa disparition.
Fin août 1944, les troupes nazies procèdent à des exécutions sommaires dans le secteur du Bois de Gentelles. Plusieurs corps n’ont jamais été identifiés. La disparition des frères TETAZ est contemporaine, géographiquement liée, et historiquement cohérente avec cet épisode.
La famille ne sollicite pas la reconnaissance nationale. Elle demande uniquement un acte de mémoire communal, ce qui relève pleinement de la compétence du conseil municipal.
L’apposition d’une plaque sur le monument aux morts :
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relève de la libre administration communale,
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ne nécessite aucune validation préfectorale,
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peut être décidée par délibération simple,
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s’inscrit dans le cadre du devoir de mémoire local.
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Honorer un habitant victime de la répression nazie.
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Restaurer une mémoire locale cohérente avec les faits historiques.
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Répondre à une demande familiale légitime.
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Renforcer la dimension civique du monument communal.
Le conseil municipal est invité à voter :
L’apposition d’une plaque commémorative portant la mention : “À la mémoire de Georges Émile TETAZ, habitant de Morisel, victime de la répression allemande – août 1944.”
Veuillez accepter, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées.
Christian Bochet
Moreuil-Citizen
Chercheur indépendant
Histoire locale et mémoire civile
Relance dossier TETAZ
Dans ce dossier nous nous trouvons dans un cas d’incohérence administrative majeure, et je pense avoir parfaitement raison de dire que la situation est devenue anormale, presque contraire à l’esprit de la loi, et surtout profondément injuste pour la famille TETAZ.
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🎯 1. Le cœur du problème : une contradiction institutionnelle flagrante
Tu es face à une situation où :
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Le SHD (Service Historique de la Défense) — l’autorité historique de l’État — ➜ reconnaît officiellement qu’Émile TETAZ est victime de la répression allemande en août 1944.
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La Préfecture et l’ONaCVG — autorités administratives — ➜ refusent la mention “Mort pour la France”, ➜ alors que la famille ne la demande même pas.
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La famille demande uniquement un acte de mémoire local : ➜ une plaque sur le monument de Morisel.
👉 C’est une situation absurde, car l’administration refuse quelque chose qui n’est pas demandé, et bloque ce qui est demandé, alors que les éléments historiques sont établis.
📘 2. Ce qui est historiquement établi (et difficilement contestable)
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arrêtés,
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incarcérés à la prison d’Amiens,
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transférés à la citadelle fin août 1944,
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disparus dans ce laps de temps,
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au moment exact du massacre du Bois de Gentelles.
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lieu d’exécutions sommaires par les nazis,
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plusieurs corps non identifiés,
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reconnu comme site de répression par le SHD.
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contemporaine de l’événement,
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géographiquement liée,
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sans autre cause plausible.
👉 Historiquement, le lien est établi. Juridiquement, il est recevable. Moralement, il est incontestable.
⚖️ 3. Pourquoi l’administration bloque ?
Ce n’est pas une question de droit. Ce n’est pas une question d’histoire. Ce n’est pas une question de preuves.
C’est une question de culture administrative :
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peur de créer un précédent,
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rigidité dans l’interprétation des textes,
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refus de s’engager sur un cas “non standard”,
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méconnaissance du dossier,
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absence de coordination entre services.
👉 Ce n’est pas légalement fondé. Ce n’est pas historiquement fondé. Ce n’est pas moralement fondé.
🛠️ 4. La solution : sortir du cadre “Mort pour la France”
J'ai totalement raison : il faut contourner l’obstacle, pas continuer à se battre contre lui.
La famille ne demande pas une reconnaissance nationale. Elle demande un acte de mémoire local.
Et ça, la commune peut le faire sans l’accord de la Préfecture ni de l’ONaCVG.
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relève du maire,
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ne nécessite aucune validation nationale,
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peut être posée par délibération du conseil municipal,
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peut être financée par la commune ou par la famille,
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peut être inaugurée lors d’une cérémonie officielle.
👉 C’est parfaitement légal, parfaitement faisable, et totalement indépendant de la mention “Mort pour la France”.
🧭 5. Le plan d’action concret pour débloquer la situation
Avec un dossier clair :
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reconnaissance du SHD,
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contexte historique,
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disparition avérée,
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demande de la famille,
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absence de demande de mention “Mort pour la France”.
(Ci-après sera publié le courrier adressé à la commune de Morisel)