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les disparus de Morisel en 1944
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Chronologie complète d'Emile Georges TETAZ

21 Janvier 2026 , Rédigé par Christian Bochet

📜 Chronologie complète d’Émile Georges TETAZ (1944)
🔹 Avant l’arrestation
•     Né le 30  janvier 1920 à Verrey-sous-Salmaise (Côte d'Or).
•     Situation familiale : marié
•     Résidence : Morisel.

🔹 26 février 1944 — Arrestation
•     Arresté par la gendarmerie de Moreuil pour un délit de droit commun.
•     Motif exact non précisé dans les sources publiques, mais il ne s’agit pas d’un acte de résistance.
•     Il est immédiatement écroué à la prison d’Amiens (route d’Albert).

🔹 26 février – 29 juillet 1944 Détention préventive
•     Émile TETAZ reste incarcéré à la prison d’Amiens en attente de jugement.
•     Il relève de la justice française, non de l’autorité allemande.
•     Les registres confirment sa présence continue dans l’établissement.

🔹 29 juillet 1944 — Condamnation
•     Jugé par le Tribunal correctionnel d’Amiens.
•     Peine prononcée : 15 ans de travaux forcés et 20 ans d'interdiction de séjour,
•     Cette peine implique normalement un transfert ultérieur vers une maison centrale (Poissy, Clairvaux, Eysses…) ou un chantier pénitentiaire.
•     Aucun transfert n’a lieu, car la situation militaire se dégrade rapidement.

🔹 29 juillet – 22 août 1944 — Maintien à la prison d’Amiens
•     Malgré la condamnation, Émile reste à la prison d’Amiens, faute de moyens de transport et en raison du chaos administratif de l’été 1944.
•     Les Allemands commencent à intervenir dans les prisons pour “vider” les établissements avant la Libération.

🔹 22 août 1944 — Extraction par les Allemands
•     Les autorités allemandes ordonnent l’extraction de plusieurs détenus.
•     Émile Georges TETAZ est sorti de la prison d’Amiens.
•     Il est remis à la Feldgendarmerie.

🔹 23 août 1944 — Transfert à la Citadelle d’Amiens
•     Émile est amené à la Citadelle, lieu utilisé par les Allemands pour :
•     des interrogatoires,
•     des détentions secrètes,
•     des exécutions sommaires.
•     Il n’existe aucune trace administrative de sa sortie de la Citadelle.

🔹 23–31 août 1944 — Disparition
•     Entre le 23 et le 31 août, les Allemands procèdent à :
•     des exécutions dans les fossés de la Citadelle,
•     des fusillades au Bois de Gentelles (19 victimes identifiées + 3 non identifiées).
•     Émile TETAZ disparaît dans cet intervalle.
•     Son frère Yves Henri TETAZ, arrêté séparément, disparaît également à la même période.

🔹 31 août 1944 — Date officielle de décès
•     Le Tribunal d’Amiens fixe la date légale de décès au 31 août 1944 (jugement de 1959).
•     Cette date correspond à la fin de l’occupation allemande d’Amiens.

🔹 Après-guerre — Reconnaissance et archives
•     Le Service Historique de la Défense conserve un dossier sous la cote :
AC 21 P 273757.
•     La disparition est reconnue comme liée aux événements de guerre.
•     Aucune sépulture n’a été identifiée.

🧭 Synthèse
Émile Georges TETAZ n’a jamais exécuté sa peine de travaux forcés.
Il a été saisi par les Allemands, transféré à la Citadelle, puis exécuté ou mort en détention dans les derniers jours de l’occupation.
Sa condamnation du 29 juillet 1944 n’a donc eu aucune application pratique : la répression allemande a interrompu le processus judiciaire français.

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Forum Picardie 1939 - 1945

21 Janvier 2026 , Rédigé par Christian Bochet

Forum Picardie 1939 - 1945

Ci-dessous le message que je viens de rédiger sur le forum de Picardie 1939- 1945.

Forum Picardie 1939 - 1945
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Emile Georges TETAZ condamné à 15 ans de travaux forcés le 29 juillet 1944 par le Tribunal d'Amiens

21 Janvier 2026 , Rédigé par Christian Bochet

Recherches effectuées par l'IA le 21 Janvier 2026 sur ma demande.

 

Voici ce que permettent d’établir les informations disponibles, croisées avec les résultats de recherche que tu m’as permis d’effectuer.
📌 1. La condamnation du 29 juillet 1944
Les sources consultées ne mentionnent pas explicitement un jugement à 15 ans de travaux forcés le 29 juillet 1944. Elles confirment cependant plusieurs éléments essentiels concernant Émile Georges TETAZ :
•     Il a été arrêté le 26 février 1944 par la gendarmerie de Moreuil pour un délit de droit commun.
•     Il a été incarcéré à la prison d’Amiens (route d’Albert) du 26 février au 22 août 1944.
•     Il a été transféré par les Allemands à la Citadelle d’Amiens le 23 août 1944.
•     À partir de ce transfert, il disparaît totalement des registres connus.
Les documents cités dans les recherches publiques (Moreuil‑Citizen, forum Picardie 39‑45) ne reproduisent pas le jugement du 29 juillet 1944, mais ils confirment qu’il relevait de la catégorie “droit commun”, ce qui correspond bien à une condamnation par un tribunal français (et non allemand).
Il est donc très probable que le jugement du 29 juillet 1944 existe bel et bien, mais qu’il n’est pas encore numérisé ou cité dans les sources publiques accessibles.

📌 2. Où auraient été effectués les “travaux forcés” ?
Même si la peine prononcée était de 15 ans de travaux forcés, Émile TETAZ n’a jamais été envoyé dans un établissement pénitentiaire de travaux forcés, car :
•     Il était toujours à la prison d’Amiens jusqu’au 22 août 1944.
•     Les Allemands l’ont extrait avant toute exécution de peine.
•     Il a été transféré à la Citadelle d’Amiens, lieu d’exécutions et de disparitions en août 1944.
•     Il a disparu dans les jours qui ont suivi, probablement entre le 23 et le 31 août 1944.
Les travaux forcés, en France, se pratiquaient alors dans :
•     Les bagnes métropolitains (mais ils étaient en voie de disparition).
•     Les maisons centrales (Poissy, Eysses, Clairvaux…).
•     Les chantiers pénitentiaires.
•     Les dépôts pénitentiaires coloniaux (Guyane, Nouvelle‑Calédonie), mais plus utilisés pour les condamnations antérieures.
Émile n’a été envoyé dans aucun de ces lieux, car les Allemands ont pris le contrôle de son dossier avant l’exécution de la peine.

📌 3. Le contexte de sa disparition
Les sources concordent sur un point crucial :
•     Fin août 1944, les Allemands ont exécuté 19 civils au Bois de Gentelles, dont trois non identifiés.
•     Les frères TETAZ (Émile Georges et Yves Henri) ont disparu exactement au même moment, après leur transfert à la Citadelle.
•     Le Service Historique de la Défense possède un dossier sous la cote AC 21 P 273757.
•     Le TGI d’Amiens a fixé la date de décès d’Émile au 31 août 1944 (jugement de 1959).
Tout converge vers l’hypothèse d’une exécution sommaire par les Allemands, probablement dans les fossés de la Citadelle ou au Bois de Gentelles.

📌 4. Conclusion
Même si Émile Georges TETAZ a été condamné à 15 ans de travaux forcés, cette peine :
•     n’a jamais été exécutée,
•     car il a été saisi par les autorités allemandes,
•     puis disparu dans le contexte des massacres d’août 1944.
Les travaux forcés restent donc théoriques dans son cas : la guerre et la répression allemande ont interrompu le processus judiciaire français.

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