Demande de reconnaissance comme victime civile de la Seconde Guerre Mondiale
COPIE DE LA LETTRE ADRESSEE A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
N/Réf. TETAZ
V/Réf.:
Moreuil, le 17 mars 2025
Monsieur le Président de la République
Palais de l’Élysée
55 rue du Faubourg -Saint-Honoré
75008 PARIS
Monsieur le Président de la République,
j'ai été chargé par la famille Tetaz de Morisel de retrouver leurs aïeuls
Émile Georges et Yves Henri Tetaz disparus en Août 1944 à l'âge respectivement
de 24 et 20 ans.
Ces derniers, transférés de la prison d'Amiens à la Citadelle le 23 Août
1944, ont totalement disparus à partir de cette date et n'ont plus donné signe de
vie.
Mes recherches me portent à croire qu'ils pourraient faire parties des
personnes non identifiées du Bois de Gentelles suite au massacre de 18 personnes
dan la nuit du 28 au 29 Août 1944. Sa fille jumelle m'a confirmé son sentiment à ce
sujet et reste persuadée qu'ils faisaient partie des victimes du nazisme à Gentelles.
Selon la presse les dépouilles du charnier de Gentelles ont été transférés
au nouvel hôpital d'Amiens ce qui supposerait une inhumation sur Amiens, on parle
alors de fosse commune à la Madeleine et il semblerait qu'aucune identification par
l'ADN ne soit possible.
La famille souhaiterait que les frères Tetaz soient reconnus comme
« Victimes Civiles de la Seconde Guerre Mondiale ». L'NaCVG à qui j'ai
demandé d'intervenir pour cette reconnaissance a décidé de refuser cette
reconnaissance et ont qualifié ce refus au motif de « Mort pour la France » ce qui
n'a jamais été demandé.
Il me semble important que ces personnes aient une reconnaissance de la
Nation à la suite d'une exécution ou déportation en Août 1944 à l'âge de 24 et 20
ans, admettons tout de même que cela reste beaucoup trop jeune pour mourir
quelque soit le motif de l'emprisonnement d'origine et du délit commis.
Les responsables de l'NaCVG doivent sortir de la rigueur administrative
pour regarder avec des yeux humains la situation de deux hommes sacrifiés par
l'idéologie nazie, la France leur doit le respect et la reconnaissance ainsi qu'à leur
famille.
Famille qui est d'ailleurs toujours traumatisée à ce jour par ces deux
disparitions.
-2-
Je tiens à votre disposition le dossier complet du Service Historique de la
Défense de Caen (sous référence 21 P 543 489) . Le site mémoire des Hommes
précise dans un dossier qu’Émile Georges serait mort en déportation, à ce titre je
n'ai trouvé aucune trace de cette déportation.
Je suis persuadé que vous voudrez bien accorder à cette demande toute
l'attention qu'elle mérite.
Dans l'attente de votre réponse,
je vous prie de bien vouloir accepter, Monsieur le Président de la
Républque, l'expression de mes sentiments respectueux.
Christian BOCHET