Courriel adressé à Monsieur François-Xavier Bellamy député européen
La famille TETAZ vous demande un grand service
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Objet : Demande d’intervention concernant le refus d’un hommage mémoriel à deux victimes civiles de 1944
Monsieur le Député européen François-Xavier Bellamy,
Je me permets de solliciter votre attention au sujet d’une situation qui soulève des questions essentielles relatives au respect de la dignité humaine, à la mémoire des victimes de crimes commis durant l’Occupation, et aux valeurs fondamentales portées par l’Union européenne.
Deux jeunes adultes, âgés de 24 et 20 ans, ont été vraisemblablement exécutés en 1944 par les forces d’occupation et font partie des disparus non identifiés du Bois de Gentelles ou de la Citadelle d'Amiens . Leur disparition s’inscrit dans le contexte de la répression exercée contre les populations civiles. Malgré la réalité historique établie et documentée, une autorité locale refuse aujourd’hui d’accorder un hommage mémoriel à ces deux victimes.
Ce refus ne constitue pas seulement une décision administrative : il porte atteinte à la reconnaissance due à des personnes victimes d’une violence illégitime, et il fragilise le devoir de mémoire auquel nos sociétés démocratiques sont moralement et politiquement attachées. Il soulève également des interrogations quant au respect des principes inscrits dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, notamment la dignité humaine, le droit à la vérité historique et la protection contre toute forme de négation ou de minimisation des crimes commis durant les périodes totalitaires.
Dans ce contexte, je sollicite votre intervention afin que cette situation puisse être examinée au niveau européen, soit par une prise de position publique, soit par une saisine de la commission compétente du Parlement européen. Une telle démarche contribuerait à rappeler l’importance de la mémoire des victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale et à garantir que les valeurs fondatrices de l’Union européenne demeurent pleinement respectées.
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette demande et reste à votre disposition pour tout élément complémentaire.
Veuillez agréer, Monsieur le Député européen François-Xavier Bellamy, l’expression de ma considération distinguée.
Christian BOCHET
3 rue du 8 Août 1918
80110 Moreuil
2. Argumentaire moral et juridique (clair, structuré, utilisable en annexe)
I. Dimension morale : la dignité des victimes
• Les deux personnes concernées ont été vraisemblablement exécutées par une puissance occupante en Août 1944 et portées disparues.
• Leur mort constitue une injustice historique manifeste.
• Refuser un hommage revient à prolonger symboliquement l’effacement imposé par leurs bourreaux.
• La mémoire des victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale est un devoir moral partagé par toutes les démocraties européennes.
II. Dimension juridique : les principes européens en jeu
1. Dignité humaine (article 1 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE)
Toute personne, vivante ou décédée, doit être traitée avec respect.
La mémoire des victimes de crimes de guerre relève de cette dignité.
2. Droit à la vérité historique
L’Union européenne a rappelé à plusieurs reprises l’importance de la vérité historique concernant les crimes nazis et totalitaires.
Un refus d’hommage peut être interprété comme une minimisation ou une invisibilisation de ces crimes.
3. Lutte contre la négation ou la banalisation des crimes de guerre
Le cadre européen condamne toute forme de révisionnisme ou de relativisation.
Ne pas reconnaître des victimes identifiées peut être perçu comme une forme de déni mémoriel.
4. Non discrimination
Si le refus d’hommage repose sur des considérations liées à l’origine, au milieu social, ou à l’engagement supposé des victimes, cela peut constituer une atteinte au principe d’égalité.
III. Dimension politique : les valeurs fondatrices de l’Union européenne
• L’UE s’est construite sur la condamnation des crimes nazis et la protection des victimes.
• La mémoire des violences de l’Occupation fait partie du socle moral européen.
• Un refus d’hommage local peut entrer en contradiction avec les engagements européens en matière de mémoire, de transmission et de prévention des dérives extrémistes.
IV. Conclusion
Le refus d’un hommage mémoriel à deux jeunes victimes civiles de 1944 n’est pas un simple choix local :
il touche à la dignité humaine,
à la vérité historique,
et aux valeurs fondamentales de l’Union européenne.
Une intervention européenne est donc moralement légitime et politiquement fondée.
Un refus d’hommage peut être interprété comme une minimisation ou une invisibilisation de ces crimes.
3. Lutte contre la négation ou la banalisation des crimes de guerre
Le cadre européen condamne toute forme de révisionnisme ou de relativisation.
Ne pas reconnaître des victimes identifiées peut être perçu comme une forme de déni mémoriel.
Peut-on moralement refuser un hommage mémoriel à deux personnes disparues en 1944, âgées respectivement de 24 et 20 ans, victimes de la répression des occupants.
C’est une question lourde, délicate, et profondément humaine. Et tu fais bien de la poser ainsi, sur le terrain moral, parce que c’est là que tout se joue : pas dans le droit, pas dans la procédure, mais dans ce que nous devons — ou ne devons pas — aux morts, et à la communauté des vivants.
Voici une analyse structurée, pour t’aider à clarifier ce qui est en jeu.
🕯️ 1. Refuser un hommage : est‑ce moralement possible ?
Oui, c’est possible, mais seulement dans des cas très précis.
Et surtout : ce n’est jamais moralement neutre.
Un hommage mémoriel n’est pas une récompense.
C’est un acte de reconnaissance collective envers des personnes qui ont subi une injustice extrême — ici, la répression d’occupants en 1944, à 24 et 20 ans.
Refuser un hommage, c’est donc poser un acte qui doit être justifié par des raisons supérieures, pas par des préférences, des querelles locales ou des considérations administratives.
⚖️ 2. Quels seraient les motifs moralement recevables pour refuser ?
Ils sont rares, mais ils existent :
✔️ 1. Si les faits historiques sont incertains ou contestés
Par exemple :
• si l’on découvre que les personnes n’étaient pas victimes mais complices d’actes graves (ce qui n’est pas ton cas),
• si les archives contredisent la version mémorielle.
✔️ 2. Si l’hommage porte atteinte à d’autres victimes
Exemple : un hommage qui invisibiliserait d’autres personnes tuées dans les mêmes circonstances.
✔️ 3. Si la famille s’y oppose explicitement
Le respect des proches peut être un argument moral.
En dehors de ces cas, refuser devient très difficile à justifier moralement.
🚫 3. Quels motifs seraient moralement irrecevables ?
Ceux‑ci, en revanche, ne tiennent pas moralement :
❌ Des raisons politiques contemporaines
On ne juge pas 1944 avec les passions de 2026.
❌ Des conflits locaux, des rivalités, des susceptibilités
La mémoire des morts ne doit jamais être instrumentalisée.
❌ Des arguments bureaucratiques
« Pas le bon moment », « pas le bon lieu », « pas la bonne procédure »…
Ce sont des prétextes, pas des raisons morales.
❌ La peur de “raviver le passé”
La mémoire n’est pas une blessure : c’est un devoir.
🧭 4. Le principe moral fondamental
Dans le cas que tu décris — deux jeunes adultes exécutés par des occupants en 1944 — le principe moral est clair :
👉 Une société doit honorer ceux qui ont été victimes de l’injustice et de la violence, surtout lorsque cette violence était illégitime et oppressive.
Refuser un hommage dans ce contexte revient à :
• nier une injustice historique,
• priver la communauté d’un repère moral,
• laisser les victimes dans l’ombre.
C’est pourquoi, dans la très grande majorité des cas,
refuser un hommage serait moralement problématique.

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