Notes diverses et réflexions
INTRODUCTION
Je suis généalogiste amateur depuis plus de 35 ans, j'ai dans mes recherches une énigme qui concerne Émile Georges TETAZ de Morisel.
Émile Georges a été arrêté le 26 février 1944 avec son frère Yves Henri par la Gendarmerie de Moreuil à la suite d'un délit.
Condamné à trois ans de prison il a été interné en la prison d'Amiens, route d'Albert , du 26 février 1944 au 22 août 1944 dans la catégorie de Droit Commun.
Il en a été transféré par les allemands vers la Citadelle d'Amiens en date du 23 août 1944.
A partir de cette date Émile a totalement disparu. Le dernier courrier adressé à son épouse date du 4 Août 1944.
Sur cette fin de guerre et à l'approche des alliés il est possible d'imaginer une exécution sommaire dans les fossés de la Citadelle mais il ne s'agit que d'une hypothèse de travail.
Nous savons que tous les fusillés de la Citadelle d'Amiens ont été identifiés sauf un retrouvé le 14 mars 1946 et inhumé au cimetière de la Madeleine d'Amiens.
Cette coïncidence est troublante... !
Sans aucune nouvelle il a été déclaré disparu le 31 août 1944.
PROCES VERBAL DE LA GENDARMERIE DE MOREUIL DU 28 AOÛT 1963
Suite à une demande d'attribution du titre d'interné politique et sur demande de Monsieur le Sous-Préfet à Montdidier en date du 16 Août 1963, une enquête de Gendarmerie de Moreuil a été diligentée le 28 Août 1963.
Sur ce procès verbal son épouse indique :
il est exact que feu, mon premier mari TETAZ Émile né le …..a été arrêté le 26 février 1944 par la gendarmerie de Moreuil pour les faits suivants : Vol de tabac à Castel, de chaussures à Thézy-Glimont avec son frère Yves Henri et deux autres personnes.
sans préciser, feu mon mari devait faire partie d'un réseau de résistance à Moreuil....
Il semble évident que si Émile avait fait partie d'un réseau et que cela ait fuité en 1944 et découvert par les Allemands son sort était alors scellé d'autant que la libération d'Amiens par les alliés était proche ( 31/08/1944), sinon le mystère reste entier.
Cette affaire nécessite un éclaircissement car la famille est fortement impactée par cette disparition et elle souhaiterait connaître les faits.
ENREGISTRE COMME DEPORTE POLITIQUE
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/2019-12/SHDAC_21P_DIR.pdf
Cote AC21P : Un dossier type de déporté/interné résistant contient les documents suivants : formulaires de demande d'attribution du statut de déporté/interné
La famille C et sous-série 21 caractérise les déportés politique & résistant...alors qu'il semblerait que nous soyons dans un cadre de Droit commun...
INCONNU de la Citadelle d’Amiens exhumé le 14 mars 1946.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article186140&id_mot=10378
35 résistants identifiés ont été fusillés à la citadelle d’Amiens entre novembre 1940 (voir Lucien Brusque) et août 1944 (voir Charles Lemaire).
Un 36e corps a été exhumé le 14 mars 1946 sans qu’il puisse être identifié.
INFORMATIONS DIVERSES
Selon le procès verbal et la déposition de Mme Jumel veuve Tetaz les deux compères complices d'Emile et de son frère ont été mis en liberté provisoire et ont du choisir entre l'incarcération ou le STO, ils ont choisi le STO (service du travail obligatoire) selon le témoignage d'un intéressé.
Concernant Émile il est important de noter qu'il a été porté disparu le 31 août 1944 et sur certains documents « MORT EN DEPORTATION » sans plus d'information quant à la date et le lieu.
Le même énigme est établie pour son frère Yves Henri qui n’apparaît pas dans la BDD de l'INSEE concernant les décès après 1970.Il serait donc décédé avant 1970 ? Néanmoins sa sœur aînée Georgette a souvent indiqué en famille qu'elle aurait reconnu, plusieurs années après la fin de la guerre, un homme ressemblant à son frère …. !
Or après de nombreuses heures de recherche Émile n’apparaît pas sur les listes disponibles sur le Net des déportés en Allemagne.
Comme je l'ai indiqué par ailleurs la proximité de la libération d'Amiens me fait douter d'un éventuel transfert dans un camp de déportation et de surcroît par rapport au motif de son incarcération, car nous parlons alors de prisonnier de droit commun.
CONCLUSIONS
concernant la citadelle
En partant de l'hypothèse de travail qu’Émile ait été ou aurait pu être exécuté sommairement dans les fossés de la Citadelle d'Amiens, il est alors possible d'envisager qu'il soit cet inconnu non identifié. En effet son transfert de la prison d'Amiens vers la Citadelle a certainement était faite dans des conditions particulières et on peut imaginer qu'il n'était pas en possession de ses papiers d'identité.
Je trouve cette coïncidence assez troublante et intéressante. Cela nécessiterait une étude plus approfondie tant au niveau de son éventualité et hypothèse. Dans tous les cas on se saura jamais la réalité sur le déroulement de ces faits. Alors pousser plus avant les recherches ne pourraient qu'apporter un éclaircissement sur une période triste du XX siècle au plan régional et historique.
Ainsi compte tenu des moyens actuels une solution reste à envisager pour une identification qui pourrait être réalisée par une analyse ADN. Cette opération pourrait être envisagée et financé par la Région, l'Université d'Amiens, Ministère des armées Service historique de la défense Division archives des victimes des conflits contemporains, la Ville d'Amiens. On peut rêver... (Même si l'ADN ne menait à rien ses résultats ne seraient pas perdus).
Émile Georges TETAZ Yves Henri Tetaz
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Informations de notre correspondant monsieur Claude Leleu de Cagny
Également en découvrant les martyrs du Bois de Gentelles, on peut avoir le sentiment que la concordance de date est un fait interrogateur. Les Tetaz furent transférés de la prison d'Amiens vers la Citadelle le 22 ou 23 Août 1944 et portés disparus à cette date.
Émile Georges Tetaz est enregistré comme déporté politique ( AC 21 P 543 489)
Alors pourquoi, à nouveau, ne pas envisager que les deux frères soient parmi les trois personnes non identifiées (qui auraient été inhumées dans une fosse commune à Amiens) ?
Le charnier du Bois de Gentelles
Un monument commémoratif fut élevé en 1947 sur un terrain offert par son propriétaire, M. de Thézy, à l’initiative de l’Union des anciens de la Résistance de Corbie. Il a été érigé aux abords de deux fosses (des cagnats de 1914-1918), où furent ensevelis les corps de vingt-sept victimes exécutées en mai et en août 1944. Il s’agissait de résistants ORA et FTPF enfermés à la citadelle d’Amiens.
Le journal Picardie nouvelle rendit compte de la découverte du site et de l’identification difficiles des corps, à partir de son édition du 12 septembre 1944. Selon cet organe de presse, le charnier fut révélé le 8 septembre, vers 18 h. 30, à l’occasion de battues organisées par la Résistance locale pour débusquer les derniers Allemands. Deux groupes furent impliqués : celui qui était commandé par le chef de la brigade de gendarmerie de Boves, Lefèvre, et celui du lieutenant Laurent. Les corps étaient répartis dans deux cagnas distinctes : huit d’un côté ; dix-huit de l’autre, dont une femme. Les fouilles furent faites par des prisonniers allemands ; les dépouilles furent examinées par le docteur Machoire, et un relevé anthropométrique (empreintes et photographies) fut pratiqué par Marc Boucher. Les corps furent ensuite transportés au nouvel hôpital d’Amiens, pour identification par les familles. Les obsèques eurent lieu le jeudi 14 septembre.
Les huit victimes abattues dans la nuit du 8 au 9 mai 1944 :
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Camille BIZET, de Moreuil ;
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Maurice CAMIN, d’Andeville (Oise) ;
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André CARPENTIER, de Monchaux-Soreng (Seine-Maritime) ;
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Charles DUPUICH, ouvrier, de Méru (Oise), né en 1922 à Laigneville (Somme) ;
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Jean FOURRAGE, de Trignac (Loire-Atlantique) où il est né le 28/4/1919 ; fils de François et de Sigismonde PLET ; photo ; sous-lieutenant ORA-AS ; Dès 1942 membre actif au F.T.P sous le pseudo Jacques Vasseur et opère dans la région de Gamaches et Eu - Membre le l’O.R.A. en février 1943 - Réseau Evasion Bourgogne - Arrété le 02/04/1944 à Hornoy en compagnie de sa mère qui sera déportée, la famille Waquez et Darras ; mort pour la France (AC 21 P 186735) ; inhumé une première fois au cimetière de la Madeleine à Amiens, c’est au cours d’une exhumation qui a lieu le 28/08/1945 qu’il est officiellement reconnu (identité judiciaire d’Amiens du 08/06/1946) ; coiffeur.
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Marcel PAY(E)MENT, d’Ochancourt ; photo ;
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Morand WAQUEZ, d’Hornoy-le-Bourg ; 44 ans, gendarme révoqué par Vichy ;
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Raymond WAQUEZ, d’Hornoy-le-Bourg ; ORA ; ancien enfant de troupe à l’école des Andelys ; né le 27/2/1925 à Aniche (Nord) ; inhumé à la Madeleine (Amiens) puis à Hornoy ; arrêté le 2 avril et interné à la citadelle d’Amiens, où il est dans la même cellule que son père (Morand) et Jean Fourrage ; mort pour la France (26/8/1948).
Les dix-huit victimes de la nuit du 28 au 29 août 1944 :
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Paul COURCELLE, de Longpré-les-Corps (Somme) ; né le 7/3/1914 à L’Étoile (Somme) ; père de quatre enfants ; tisseur aux usines Saint-Frères de Condé-Folies ; mort pour la France (AC 21 P 109439) ;
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Marcel DELAMOTTE, 21 ans, de Villers-Bretonneux ;
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Arthur DUBOIS, demeurant à Feignies (Nord) ;
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Marguerite DUFLOS, née le 4 avril 1923 à Loeuilly, fille d’Émile Duflos et de Catherine Daboval ; demeurant à Nolette (comm. de Noyelles-sur-Mer) ;
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Charles ÉMILE, 20 ans, de Saint-Léger-lès-Domart où il est né le 17/1/1924 ; employé aux usines Saint-Frères de Saint-Ouen ;
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Robert MARÉCHAL, 33 ans, charpentier, 73 rue Terral, à Amiens ;
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Jacques NOIRET, né en 1921, 23 ans, de Bonnay ;
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Jean NOIRET, né à 1926, de Bonnay ;
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René PASTOL, 37 ans, électricien, de Beauvoir-Rivière (Pas-de-Calais) ;
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Alfred ROGER, 30 ans, de Dury ou Bonnay (Somme), employé à la SNCF, arrêté par les Allemands le 22 août ; sergent FTP ;
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Émile SAJOT ;
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Lucien (ou Alfred ou Julien) SEGARD, 19 ans, de Saint-Léger-lès-Domart ; employé aux usines Saint-Frères de Saint-Ouen ;
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Robert VANWEYDEVELDT, 25 ans, né le 30/12/1919 à Roubaix ; chauffeur à la SNCAN, de Bonnay ; sergent FTPF ; photo ;
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Adolphe VINCENT, de Bonnay, sergent FTPF ; photo ; né le 06/12/1892 à Étricourt-Manancourt (Somme) ; mort pour la France (AC 21 P 168507) ;
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Marcel WYNCKE, 25 ans, de Bonnay.
-
Liste à quoi s’ajoutent trois corps non identifiés.
Ces trois corps reposent à nouveau des questions sur la disparition d'Emile Georges et d'Yves Henri TETAZ.
Cette coïncidence interpelle.
Le Charnier du Bois de Gentelles 1944
Le , peu après la Libération d'Amiens et de sa région, les FFI de Boves découvrirent, à la lisière du bois de Gentelles, les cadavres de 26 Résistants fusillés par les Allemands, déposés dans deux fosses, anciennes cagnats de la Première Guerre mondiale.
Huit résistants avaient été amenés par les Allemands de leur cellule de la citadelle d'Amiens aux abords du bois de Gentelles, dans la nuit du 8 au 9 mai 1944, et exécutés sur place. Leurs corps avaient été jetés dans l'une des fosses. Quant au 18 autres victimes dont une femme, elles avaient été tuées à coups de mitraillette et achevées à coup de crosse de fusil dans la nuit du 28 au 29 août 1944, après avoir été, pour la plupart d'entre elles, torturées.
Au moment de leur découverte, deux victimes furent identifiées sur place, l'identification des autres corps s'échelonna jusqu'en . Trois victimes ne purent être identifiées, l'une d'elles pouvant être Edmond Brailly, fusillé à la citadelle d'Amiens, le 2.
Depuis lors, le charnier a été laissé en l'état.
Le mémorial a été construit à l'initiative de l'Union des Anciens de la Résistance de Corbie et environs en 1947. Le monument est situé sur les lieux même de la macabre découverte, sur un terrain appartenant à Mme Denancy depuis décédée et aujourd'hui à M Hervé Dufeu, (le monument est ainsi érigé irrégulièrement sur une propriété), en bordure de la route de Roye à Amiens3.
Chaque année, à une date proche de celle de la Libération d'Amiens (), une cérémonie se déroule devant le mémorial du bois de Gentelles.
Caractéristiques
Le mémorial honore la mémoire de 26 Résistants (dont 3 non-identifiés), assassinés par les Allemands en mai et .
Le monument a la forme d'un autel construit sur un entablement de trois marches. L'autel est surmonté d'une croix de Lorraine dont le bras inférieur repose de chaque côté sur une colonne quadrangulaire sur lesquelles sont gravés les noms des victimes.
Au bas de l'autel est gravée cette dédicace : « Aux 27 martyrs de la Résistance fusillés par les Allemands Mai ».
Devant l'autel a été placée une plaque commémorative sur laquelle est gravée cette inscription, « Aux Picards martyrs de la Résistance 1940 - 1945 ».
Les deux fosses où furent déposés les cadavres sont toujours visibles derrière le mémorial.
Liste des victimes
La liste des noms gravés sur le mémorial est incomplète. La liste ci-dessous se réfère aux ouvrages cités en références4.
Retrouvés dans la Fosse n° 1, huit exécutés dans la nuit du 8 au :
- BIZET Camille
- CAMIN Maurice
- CARPENTIER André
- DUPUICH Charles
- FOURRAGE Jean
- PAYEMENT Marcel
- WAQUEZ Morand
- WAQUEZ Raymond
Retrouvés dans la Fosse n° 2, dix-huit exécutés dans la nuit du 28 au :
- COURCELLE Paul
- DELAMOTTE Marcel
- DUBOIS Arthur
- DUFLOS Marguerite
- EMILE Henri
- MARECHAL Robert
- NOIRET Jacques
- NOIRET Jean
- PASTOL René
- ROGER Alfred
- SAJOT Emile
- SEGARD Julien
- VANWEYDEVELDT Robert
- VINCENT Adolphe
- VYNCKE Marcel
- Non identifié
- Non identifié
- Non identifié
Sources WIKIPEDIA
La Citadelle d'Amiens
Un lieu de détention et de supplices pendant la Seconde Guerre mondiale
La citadelle fut le dernier lieu de résistance à l'entrée des Allemands dans Amiens le . Le commandant Thuillier fit sortir des locaux disciplinaires 80 détenus et leur fournit des armes. Ils prirent position dans les fossés nord. Un demi-peloton de gardes mobiles prit position au sud, à l'entrée de la citadelle. Les combats prirent fin vers 16 h, faute de munitions et de vivres. Le général Gondy donna l'ordre d'évacuation de la citadelle et replia son poste de commandement au château de Saveuse.
Des prisonniers faits au cours de la Bataille d'Amiens par l'armée allemande furent détenus à la citadelle. Des Tirailleurs algériens, marocains ou sénégalais (parmi eux 163 officiers, sous-officiers et soldats) réussirent à s'enfuir grâce à l'action de patriotes, entre 1940 et 1942.
Pendant l'occupation, la citadelle fut un lieu de détention, de torture et d'exécution de résistants arrêtés par les Allemands. 35 résistants ont été fusillés dans les fossés de la citadelle entre le et , dont onze membres du « Groupe Michel », le .
Des Juifs du département de la Somme furent également détenus à la citadelle avant leur transfert vers Drancy.
La liste des fusillés est celle établie à la Libération, à partir des corps ensevelis à la citadelle4.
- BALEDENT Louis (Cagny) - 20 ans - fusillé le 12 juillet 1944
- BESSIERE Albert (Dreux) - 34 ans - fusillé le 30 avril 1942
- BLOT Gaston (Bruay-en-Artois) - 33 ans - - fusillé le 7 février 1942
- BRAILLY Edmond (Flesselles) - 27 ans - fusillé le 31 juillet 1944
- BRUSQUE Lucien (Saint-Valery-sur-Somme) - 21 ans - fusillé le 12 novembre 1940
- CARROUAILLE Maurice (Montagne-Fayel) - 28 ans - fusillé le 19 janvier 1942
- CAUCHOIS Eugène (Compiègne) - 28 ans - fusillé le 4 décembre 1941
- CHAINTREAU Henri (Villemandeur) - 45 ans - fusillé le 30 avril 1942
- DEBAILLY Georges (Longueau) - 19 ans - fusillé le 2 août 1943
- DELECOEUILLERIE Lucien (Amiens) - 33 ans - fusillé le 1er avril 1942
- DEREGNAUCOURT Robert (Lille) - 24 ans - fusillé le 10 janvier 1941
- DIZY Alfred (Morlancourt) - 36 ans - fusillé le 2 août 1943
- DUCHEMIN Marcel (Giencourt) - 49 ans - fusillé le 30 avril 1942
- DUMONT André (Mers-les-Bains) - 24 ans - fusillé le 5 février 1944
- DUPUIS André (Ailly-sur-Somme) - 47 ans - fusillé le 7 novembre 1942
- GARIN Maxime-Maurice (Moreuil) - 33 ans - fusillé le 30 décembre juillet 1941
- GAUTHIER Octave (Thenay) - 61 ans - fusillé le 30 avril 1942
- LAROCHE Henri (Crépy-en-Valois) - 36 ans - fusillé le 30 avril 1942
- LECLERCQ Hubert (Amiens) - 30 ans - fusillé le 1er avril 1942
- LEMAIRE Charles Arthur (Amiens) - 17 ans - fusillé le 2 août 1944
- LE ROY Pierre (Nesle) - 53 ans - fusillé le 17 janvier 1944
- LESAGE Emile (Haillicourt) - 30 ans - fusillé le 21 février 1942
- LESAGE Léopold (Haillicourt) - 49 ans - fusillé le 16 mai 1942
- LESEC Ernest (Mers-les-Bains) - 25 ans - fusillé le 2 août 1943
- MAGNIER Victor (Amiens) - 40 ans - fusillé le 1er avril juillet 1942
- MARTIN Louis (Eu) - 25 ans - fusillé le 2 août 1943
- MASSON Emile (Saint-Valery-sur-Somme) - 18 ans - - fusillé le 12 novembre 1940
- MOPIN Jules (Mers-les-Bains) - 22 ans - fusillé le 2 août 1943
- MOREAU Paul (Eu) - 23 ans - fusillé le 2 août 1943
- MOUTARDIER Gaston (Amiens) - 55 ans - fusillé le 6 juillet 1944
- ROBBE Maurice (Rosières-en-Santerre) - 21 ans - fusillé le 2 août 1943
- SEIGNEURGENS Maurice (Villers-Bretonneux) - 24 ans - fusillé le 2 août 1943
- WERBROUCK Cyrille (Amiens) - 49 ans - fusillé le 6 juillet 1944
- WILGOS Jacques (Albert) - 18 ans - fusillé le 2 août 1943
- WILGOS Henri (Albert) - 20 ans - fusillé le 2 août 1943
- (Inconnu exhumé le 14 mars 1946).
Il reste comme trace visible de cette tragédie, un vestige de poteau d'exécution dit Poteau des fusillés.
En ce qui concerne la personne non identifiée de la Citadelle, notre correspondant Claude Leleu de Cagny nous indique à nouveau que tous les fusillés de la Citadelle ont été identifiés
Sources WIKIPEDIA
La presse locale en parle
Emile Tétaz, un habitant de Morisel de 24 ans, a totalement disparu le 31 août 1944 après son internement dans la citadelle d‘Amiens par les Allemands huit jours avant la libération d’Amiens. C’est ce qu’a découvert le féru de généalogie Christian Bochet.
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Genèse
Sur la demande d'une petite fille d’Émile, j'ai commencé à construire l'arbre généalogique de la famille.
Les ascendants de Jessica sont originaires de Suisse du canton de Vaud.
Le but principal était de découvrir ce que devinrent les deux frères pendant cette période de la seconde guerre mondiale.
Nous ont permis de médiatiser le but de ces recherches deux journalistes.
Nous avons également consulté d'autres intervenants qui nous ont communiqué des pièces importantes pour confirmer nos dires :
- La division archives des conflits contemporains SHD,
- Picardie 1939-1945 (forum)
Nous avons toutefois regretté le lourd silence des structures administratives en mesure de nous apporter une aide. Malgré nos sollicitations elles n'ont pas pris la peine de nous répondre.
Il me semble que ces deux disparus ont le droit de rentrer dans le cadre de l'Histoire.
Prologue
Ce blog est dédié à deux frères disparus du département de la Somme, ils étaient domiciliés à Morisel.
Ils étaient alors âgés de 24 et 20 ans. Émile Georges était marié et frère ainé d'Yves Henri.
Emprisonnés à la prison d'Amiens du 26 février 1944 au 22 août 1944, ils furent finalement transférés à la Citadelle d'Amiens le 23 août 1944.
Après cette date ils ont totalement disparu de la circulation.
"La citadelle fut le dernier lieu de résistance à l'entrée des Allemands dans Amiens le . Le commandant Thuillier fit sortir des locaux disciplinaires 80 détenus et leur fournit des armes. Ils prirent position dans les fossés nord. Un demi-peloton de gardes mobiles prit position au sud, à l'entrée de la citadelle. Les combats prirent fin vers 16 h, faute de munitions et de vivres. Le général Gondy donna l'ordre d'évacuation de la citadelle et replia son poste de commandement au château de Saveuse.
Des prisonniers faits au cours de la Bataille d'Amiens par l'armée allemande furent détenus à la citadelle. Des Tirailleurs algériens, marocains ou sénégalais (parmi eux 163 officiers, sous-officiers et soldats) réussirent à s'enfuir grâce à l'action de patriotes, entre 1940 et 1942.
Pendant l'occupation, la citadelle fut un lieu de détention, de torture et d'exécution de résistants arrêtés par les Allemands. 35 résistants ont été fusillés dans les fossés de la citadelle entre le et , dont onze membres du « Groupe Michel », le .
Des Juifs du département de la Somme furent également détenus à la citadelle avant leur transfert vers Drancy.(Sources Wikipédia)"
Le 31 août 1944 Amiens est libéré par les alliés.